Contrôle des structures de prestations de soins médicaux: Blaise Ayivi fait le bilan d’une année d’exercice

Par Désiré GBODOUGBE,

  Rubriques: Santé |   Commentaires: Aucun| 166 lecteurs


Le président de la Commission chargée du contrôle des structures de prestations de soins médicaux, Blaise Ayivi, a fait, vendredi dernier, un point de presse au cours duquel il a exposé le bilan du travail abattu au cours de l’année 2019. Mis à part quelques écarts identifiés dans le respect des normes, la situation sanitaire s’améliore de plus en plus.

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Mise en place le 10 octobre 2018 pour le contrôle du respect des normes par les établissements de prestations de soins médicaux, la Commission chargée du contrôle des structures de prestations de soins médicaux poursuit inlassablement ses travaux sur le terrain.
Les sorties effectuées, au cours de cette année, ont permis de vérifier la mise en œuvre des recommandations issues des contrôles précédents dans les formations sanitaires. 1233 contrôles ont été effectués dans les formations sanitaires des 12 départements du pays. Plusieurs écarts ont été identifiés, selon le coordonnateur de cette commission.
Dans la présentation de son bilan annuel, Blaise Ayivi souligne que le taux d’exécution des recommandations varie entre 35 et 65 % selon le département. Il explique que les recommandations non exécutées sont pour la plupart: l’assainissement des formations sanitaires grâce au fonds d’amortissement, la diffusion et l’utilisation des ordinogrammes de prise en charge des maladies courantes par les infirmiers pour l’adéquation du diagnostic et du traitement en l’absence du médecin, l’organisation efficiente des services, le respect des cahiers des charges pour lesquels les structures privées ont reçu des autorisations.
Toutefois, les bénéfices issus des différents échanges avec les directeurs départementaux de la santé, les médecins coordonnateurs de zone sanitaire et les directeurs d’hôpitaux sont satisfaisants, souligne-t-il. Il s’agit entre autres de : l’implication des autorités locales et des leaders d’opinion, l’information continue des populations pour une mise en œuvre efficace des recommandations, la nécessité de disposer de guide des préoccupations des hôpitaux avec le directeur national des hôpitaux et le conseiller technique à la médecine hospitalière du ministère de la Santé.
Face aux graves dysfonctionnements, dit-il, la commission a procédé à la fermeture immédiate de certaines formations sanitaires publiques et privées et participé à la salubrité d’autres centres de santé. Elle a aussi proposé : la réorganisation de l’offre de soins par une mutualisation des ressources humaines, matérielles et financières afin d’optimiser l’implication du personnel qualifié, la transformation de certains centres de santé proches des hôpitaux en centres du jour, l’utilisation des comptes d’amortissement pour les formations sanitaires qui en possèdent pour l’assainissement et la réfection de leurs centres, l’établissement de contrats de performance aux directeurs des hôpitaux.

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