Congrès constitutif du Rézopanacom: Leitmotiv : réhabiliter l’image de l’Afrique par les médias

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Mécontents de la façon dont l’Afrique est peinte dans les médias occidentaux, des communicateurs africains ont mis sur pied le Réseau des communicateurs panafricains (Rezopanacom) avec à sa tête l’Ivoirien Jean-Blaise Ayéméné alias Kakry Kaza. Le congrès constitutif du creuset qui a pour mission de restaurer l’image du continent dans le monde, s’est tenu, samedi 19 août 2017 à Cotonou.

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« Panafricanisme et stratégies de communication pour une Afrique libre, indépendante et souveraine ». C’est le thème sous lequel se sont déroulés les travaux du congrès constitutif du Réseau des communicateurs panafricains (Rézopanacom) chargé de restaurer l’image de l’Afrique à travers la communication. Les participants sont venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso, du Ghana et du Bénin.
Selon l’Ivoirien Jean-Blaise Ayéméné alias Kakry Kaza, premier président élu du Rezopanacom, la mission fondamentale du Réseau des communicateurs panafricains est « de contrebalancer la communication négative et pernicieuse faite sur l’Afrique ». A titre illustratif, il a évoqué un reportage diffusé par la chaîne France 24 sur l’élection présidentielle au Kenya et dans lequel il a été montré une maison inachevée jonchée d’ordures. Pourtant, a-t-il poursuivi, il y a de jolies maisons dans ce pays qui méritent d’être montrées également. Pour lui, l’Afrique ne se réduit pas à cette image négative que s’évertuent à projeter les médias occidentaux. « L’Afrique, ce n’est pas les guerres, les crimes, les détournements, les vols. L’Afrique, ce sont les belles plages, les bonnes initiatives », a-t-il martelé, invitant la jeunesse africaine à ne pas se laisser frustrer par ces schémas dévalorisants. Cette jeunesse, a-t-il affirmé, doit tirer des motivations de cette communication pernicieuse pour combattre l’impérialisme. Il s’agit d’un panafricanisme qui combat l’impérialisme et qui n’est pas de la haine envers les Occidentaux, a-t-il averti. « Nous voulons un panafricanisme actif qui ne va pas se limiter aux conférences, aux installations des structures », a précisé Jean-Blaise Ayéméné pour indiquer que la communication se fera en Afrique et hors de l’Afrique.
S’agissant du choix du Bénin pour abriter les assises constitutives, le président du Rézopanacom a indiqué qu’il vise à rendre hommage à ce pays pour son rôle de précurseur des conférences nationales en Afrique. Aussi, a-t-il salué l’alternance qui s’opère depuis lors et sans violence. De même, ce choix vise à saluer certains actes du président Talon à savoir la suppression du visa pour entrer au Bénin, la restitution des biens culturels du Bénin par les Occidentaux. « Les Blancs savent-ils fabriquer des masques ? », a ironisé Jean-Blaise Ayéméné.
Il convient de mentionner que des têtes couronnées de la région Porto-Novo et d’anciens ministres de pays africains dont Joseph Koffigoh du Togo ont soutenu de leur présence la naissance du Rezopanacom dont les coordinations seront installées?

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