Concours national d’écriture « Plumes dorées »: Le jury tranche en faveur de « La tranchée » de Eve Fanou

Par Josué F. MEHOUENOU,

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La huitième édition du concours national d’écriture «Plumes dorées», célébrant la nouvelle comme genre littéraire a livré son verdict le samedi 22 août dernier. Des dix œuvres en compétition, Eve Natacha Fanou, auteur de la nouvelle «La tranchée» est sacrée.

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Au début de la cérémonie consacrant la délibération finale de la huitième édition du concours national d’écriture «Plumes dorées», les dix finalistes que sont Yves Biaou, Annette Bonou, Eve Natacha Fanou, Mylène Flicka, Mireille Gandebagni, Michel Henri Hlihe, Fiacre Kakpo, Jordy Hounhoui, Jovencio Kpehounsi, Djamile Mama Gao se demandait chacun, laquelle de leur nouvelle respectivement intitulée «Le diable et son train», «Une croix, sur l’écorce rouge de la terre», «La tranchée», «Le prix d’un homme», «Le recueil», «une descente aux enfants», «Les ailes de Dédale», «Plume en confession», «Jimmy-Salan» et «La nuit est tombée sur la nuque» sera retenue comme titre du recueil de nouvelles édité à l’occasion, mais jusque-là tenue secret. Puisque de tradition, «Plumes dorées » publie dans un recueil, tous les textes finalistes et lui fait porter par finir, le titre de l’œuvre gagnante. Il y avait donc du suspens autour de dix potentiels titres pour une œuvre pourtant déjà éditée.

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Et sans nul doute, pendant que se déroulait le long processionnel de la cérémonie de délibération fait de prestations artistiques, d’animations et autres discours, ils n’ont eu l’attention focalisée que sur le fameux verdict du jury composé de deux membres, Roger Koudoadinou, enseignant de Lettres à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de l’Université d’Abomey-Calavi et Hurcyle Gnonhoué, écrivain-chroniqueur littéraire et présidé par Habib Dakpogan, lui aussi écrivain. In fine, lorsque ce dernier est invité pour sa délibération, c’est Eve Natacha Fanou qui s’est vu sacrée avec sa nouvelle «La tranchée». Et s’il eut parlé en terme de tranchée, il convient d’observer que «Plumes dorées» est devenu une aubaine pour réduire celle qui semblait se creuser entre le public, les lecteurs et les auteurs béninois, toutes catégories confondues. La cérémonie du samedi dernier en tout cas aura eu le mérite de révéler au grand jour que des béninois en ont dans la cervelle et que l’écriture a de l’avenir, un bel avenir sans doute, à n’en juger que par les dix nouvelles publiées et qui viennent enrichir la littérature béninoise.
«Ecrire est un acte d’esprit et huit éditions quand on sait comment vit l’édition des livres au Bénin, ce n’est pas rien. Nous sommes heureux d’être associé à cet événement parce que le théâtre commence par l’écriture. C’est donc un devoir pour le FITHEB de soutenir un événement comme celui-ci», disait le directeur du Festival international de théâtre du Bénin (FITHEB), Ousmane Alédji à l’entame de la cérémonie. Il sera repris par Mylène Flicka, porte-parole des dix néo-auteurs pour qui «Plumes dorées est une communion autour du livre». Dans le rang des organisateurs, le temps n’a pas eu raison de la modestie observée depuis plusieurs années. Le directeur des «Editions plurielles», structure organisatrice de l’événement, Koffi Attédé, au nom de son équipe se voudra alors sobre dans son mot pour plutôt faire le tapis rouge aux sponsors partenaires et grâce à qui, «Plumes dorées» vole de succès en succès depuis huit ans. Partenaires grâce à qui la présente édition a pu gratifier ses lauréats de lots de livres, de dictionnaires édition 2015, d’autres gadgets et pour la lauréate, un ordinateur portatif, un trophée, un compte bancaire et bien plus.