Célébration de la fête des cultes endogènes: Présence remarquable des ministres, députés et touristes à Grand-Popo

Par La Redaction,

  Rubriques: Culture |   Commentaires: Aucun


Vendredi dernier, les ministres José Tonato et Mahougnon Kakpo ainsi que les députés Euric Guidi et Dakpè Sossou étaient présents à la place du 10 janvier. Les deux députés sont respectivement élus dans la 17e et la 18e circonscriptions électorales. Ces officiels sont restés sur les lieux du début jusqu’à la fin des festivités.

LIRE AUSSI:  Samedi dernier à Arttistik Africa à Agla: Casting pour le renouvellement des acteurs du théâtre national

A travers leur présence remarquable, les dignitaires et adeptes n’ont pu s’empêcher de noter l’attachement des institutions de la République au vodoun, la culture identitaire du Bénin, selon eux. Se félicitant de cette attention, et surtout de la reconnaissance de la chefferie traditionnelle dans la Constitution adoptée du 31 octobre au 1er novembre 2019, ils ont prié les ministres et députés de transmettre leur gratitude au chef de l’Etat. Les travaux de réhabilitation de la place du 10 janvier en cours n’ont pas échappé aux attentions.

Le commerce de « l’eau de mer »

L’océan Atlantique qui borde sur plus de quarante kilomètres Grand-Popo a été une source d’affaires, le 10 janvier dernier. Edith Egbehounmè alias maman Kaca est de ces commerçants qui en ont profité pour se faire un peu de sous. Sa spécificité est la livraison de « l’eau de mer » dans des bouteilles d’un litre en formule d’emballage perdu. Vendue à 100 francs Cfa le litre, la clientèle de cette marchandise insolite est constituée non seulement des adeptes et dignitaires du vodoun mais aussi des non initiés. « Cette eau a des vertus spirituelles et thérapeutiques », explique la commerçante. Et l’eau s’arrache tels de petits pains. Maman Kaca profite de cette aubaine depuis quelques années. Ses affaires prospèrent grâce à la rigueur du cordon sécuritaire qui empêche tout contact avec l’océan. Le souci de limiter les accidents et tragédies a obligé les organisateurs de la fête du vodoun à prendre des mesures fortes pour interdire de s’aventurer dans l’océan.

LIRE AUSSI:  7e édition de la quinzaine nationale de la musique béninoise: Le recouvrement des redevances de droit d’auteur préoccupe

La forte colonie des touristes

Mariano Martin-Loeches de nationalité espagnole a tenu à revivre dans les moindres détails la fête du vodoun. Il a suivi le démarrage des rites, jeudi 9 janvier au niveau des couvents du palais Guèdèhounguè à Doutou, dans la commune de Houéyogbé. Ensemble avec trois autres de ses compatriotes, ils étaient attentifs à tout ce qui s’y déroulait.
Le vendredi 10 janvier, jour dédié à la célébration proprement dite des religions endogènes, ils étaient également présents à la place du 10 janvier à Grand-Popo. En parcourant 3514 km pour s’imprégner des rites liés au vodoun au Bénin, ils avaient de bonnes raisons. Entre autres, Mariano Martin-Loeches affirme que « le vodoun, c’est la pure culture de l’Afrique ». Et ce ne sont pas de vains mots pour les touristes. Certains d’entre eux ont déjà effectué le déplacement pour les précédentes éditions de la fête. Au-delà du plaisir de voir les dignitaires et adeptes déployer leur savoir-faire, les touristes ne sont pas moins tentés de s’initier.

LIRE AUSSI:  Léontine Konou Idohou, présidente du réseau Rifonga-Bénin :« Les femmes doivent se réorganiser pour prendre leur destin en main»

La grande affluence

Outre les Espagnols, beaucoup d’autres touristes ont afflué sur la place du 10 janvier. La forte colonie des touristes est constituée de dames et d’hommes ainsi que d’enfants venus de l’Italie, de l’Allemagne, de la France et bien d’autres continents. Des touristes de certains pays africains étaient aussi de la partie. C’est le cas des Camerounais et des Ghanéens ainsi que des Togolais qui ont massivement effectué le déplacement. Les parades et démonstrations des différents couvents étaient soigneusement archivées.
Le choix de Grand-Popo, dans le Mono, pour accueillir la célébration des religions endogènes ne fait que renforcer sa position de ville touristique. Reste à conforter cet important acquis par la réalisation de diverses commodités sur le site du 10 janvier.