Catégorie: Politique


Renouvellement de la classe politique: La contribution des anciens présidents d’institutions

Par Babylas ATINKPAHOUN (Stag),

La mise en place d’une nouvelle dynamique plus noble, susceptible de faire des hommes politiques de véritables acteurs de la chose politique, a nécessité un certain sacrifice de la part de gros bonnets de la politique béninoise. Ceux-ci ont accepté de s’éclipser de la scène pour laisser place à la jeune génération. Un acte de dépassement de soi mais aussi de sagesse que le président de la République n’a pas manqué de saluer lors de la cérémonie de présentation de vœux des présidents d’institutions.

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Animation de la vie politique à Parakou: Des leaders politiques au contact des élus locaux

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi et le député Rachidi Gbadamassi ont rencontré les élus locaux de Parakou hier, dimanche 1er décembre, au siège du deuxième arrondissement de la ville. Cette séance qui consacre leur grand retour sur la scène politique dans la cité des Kobourou, après les législatives du 28 avril dernier, leur a permis de s’entretenir avec leurs hôtes sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité au niveau de la municipalité et au plan national.

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 Patrice Talon-Boni Yayi: Une rencontre pas comme les autres.

Par Pintos GNANGNON,

Une actualité retiendra ce jour l’attention des Béninois. Il s’agit de la rencontre annoncée entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi.

L’ancien président de la République Boni Yayi, après un long séjour hors du Bénin pour des soins y revient ce jour. Aussitôt après son arrivée, l’ancien président sera au cabinet de son successeur, Patrice Talon.

Quoi de plus agréable que de voir ces deux personnalités en tête à tête. Cela donne la preuve que les fils du Bénin savent toujours se retrouver pour parler de l’essentiel concernant le développement. Il y a quelques jours, le président de la République affirmait lors d’un entretien avec une chaîne étrangère que l’ancien président est libre de rentrer dans son pays. Cela est fait aujourd’hui.

Cette rencontre n’est pas la première entre les deux hommes, mais celle-ci fait suite au retour des soins de l’un d’entre eux.

Mais il faut aussi reconnaître qu’elle est le signe d’une grandeur d’esprit des deux hommes, citoyens de ce pays, qui montrent à la face du monde qu’au Bénin tout est possible.

C’est aussi la preuve que le chef de l’Etat, Patrice Talon, a vu juste en convoquant le dialogue politique dont les retombées ont favorisé la décrispation de la brève crise politique qu’a connue le Bénin à la veille et au lendemain des dernières élections législatives tenues le 28 avril dernier.

Cela nous renvoie à l’un des couplets de l’hymne national qui dit : « Soit fière, terre béninoise. Voici mobilisés tes enfants chéris qui te bâtiront par leur labeur, dans la fraternité et le sacrifice. »

 

 

Révision de la Constitution: Gérard Gbénonchi affiche sa fierté

Par Kokouvi EKLOU,

Gérard Gbénonchi, député de l’Union progressiste, ne cache nullement sa satisfaction quant à l’aboutissement du processus de révision de la Constitution. Au lendemain de cet acte historique, c’est tout souriant qu’il se confie.

« Je suis fier d’avoir été un acteur vivant  de cette révision. Une constitution vieille de 29 ans que nous avons préservée comme un fétiche alors que nous avons des défis nouveaux de développement, des impératifs de développement, le désir de moderniser. Nous avons choisi l’immobilisme au nom de ”Ne touche pas à ma Constitution”. Nous sommes pourtant unanimes à reconnaître qu’elle a des imperfections à corriger », indique-t-il.  

Ardent défenseur de ce processus à l’instar de ses pairs, il dévoile que rien de mauvais n’a été fait contre les intérêts du peuple qu’ils représentent. Au contraire, cette révision n’a contribué qu’à renforcer les piliers de la démocratie. Elle n’a aucunement touché aux fondamentaux de la Constitution.

Modification constitutionnelle: Les impressions à chaud de Louis Vlavonou

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, se réjouit de l’heureux aboutissement de la procédure de modification de la Constitution du 11 décembre 1990 sanctionnée par un vote à l’unanimité de ses collègues députés. Lire la substance de ses impressions à chaud. … 

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Modification constitutionnelle: L’essentiel sur le poste de vice-président de la République

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

Le poste de vice-président de la République est l’une des grandes innovations de la loi n°2019-040 portant modification de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin adoptée par les députés à l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, le président de la République est élu en duo avec un vice-président de la République. L’élection du duo a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. L’article 44 nouveau précise que : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République s’il n’est de nationalité béninoise de naissance ou acquise depuis au moins dix ans ; n’est de bonne moralité et d’une grande probité ; ne jouit de tous ses droits civils et politiques ; n’est âgé d’au moins 40 ans et au plus 70 ans révolus à la date d’entrée en fonction ; n’est présent en République du Bénin lors du dépôt de sa candidature ; ne jouit d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par Cour constitutionnelle ; n’est dûment parrainé par des élus dans les conditions et suivant les modalités fixées par la loi ». Le vice-président de la République assure la vacance de la présidence de la République dans les conditions fixées à l’article 50 alinéa 1 de la loi fondamentale modifiée. Lequel alinéa dispos : « En cas de vacance de la présidence de la République par décès, démission ou empêchement définitif, l’Assemblée nationale se réunit pour statuer sur le cas à la majorité absolue de ses membres. Le président de l’Assemblée nationale saisit la Cour constitutionnelle qui constate et déclare la vacance de la présidence de la République. Les fonctions de président de la République sont exercées par le vice-président de la République pour le reste de la durée du mandat en cours. Il prête immédiatement le serment prévu à l’article 53 de la Constitution ». Installé dans ses fonctions, le vice-président de la République désigne au plus tard quarante-huit (48) heures après la prestation de serment, et après avis consultatif du bureau de l’Assemblée nationale, un nouveau vice-président de la République  conformément aux dispositions de l’article 44 excepté celle relative au parrainage. Au cas où il décède, démissionne ou est définitivement empêché avant la désignation du nouveau vice-président de la République, le président de l’Assemblée nationale, prévoit le texte, saisit la Cour constitutionnelle qui constate le décès, la démission ou l’empêchement définitif du président élu, l’absence d’un vice-président et la vacance de la présidence de la République. Les fonctions de président de la République sont exercées dans ce cas par le président de l’Assemblée nationale et celle-ci élit un nouveau président. Il en est de même au cas où le président de la République élu seul décède, démissionne ou est définitivement empêché avant la désignation du vice-président de la République.

L’article 54 nouveau précise clairement que le président de la République ne peut déléguer aucune de ses attributions au vice-président de la République. Mieux, le vice-président de la République peut être démis de ses fonctions par l’Assemblée  nationale sur saisine du président de la République pour manquement grave. L’acte de saisine du Parlement par le président de la République doit indiquer le nom du nouveau vice-président de la République proposé conformément aux dispositions de l’article 44 excepté celle relative au parrainage. La destitution du vice-président et la désignation de son remplaçant sont acquises par un même vote à la majorité qualifiée des deux tiers des membres composant l’Assemblée nationale. « Le vice-président de la République n’est pas membre du gouvernement. Il représente le président de la République, à la demande de celui-ci, à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire. Il est le Grand chancelier de l’Ordre national. Les fonctions de vice-président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout autre mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute autre activité professionnelle », martèle la loi fondamentale modifiée et qui n’est pas une nouvelle Constitution que se dote le Bénin. Les regards sont tournés vers la Cour constitutionnelle pour le contrôle de constitutionnalité du texte indispensable avant sa promulgation par le président de la République.