Baisse de l’utilisation abusive des véhicules administratifs: Preuve d’une prise de conscience de plus en plus accrue des utilisateurs

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Sous l’égide de la Direction générale du Matériel et de la Logistique, du ministère de l’Economie et des Finances, la Direction du Garage central administratif a procédé, samedi 15 août dernier à Cotonou et Abomey-Calavi, au contrôle des véhicules administratifs en circulation au cours du week-end. Si l’objectif poursuivi est d’arrêter ceux qui ne sont pas en règle, alors la moisson n’a pas été fructueuse. En témoigne les 3 pris sur les 76 contrôlés. C’est la preuve, s’il en est encore une, d’une prise de conscience de plus en plus accrue de leurs utilisateurs.

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La Direction générale du Matériel et de la Logistique a effectué une sortie, samedi 15 août dernier, à Cotonou et Abomey-Calavi, pour un contrôle inopiné des véhicules administratifs utilisés pendant les week-ends. Au total, 12 points de contrôle ont été installés à partir du carrefour le Bélier, à Cotonou, jusqu’au carrefour Arconville, dans la commune d’Abomey-Calavi, en passant par les carrefours «La Béninoise», du marché St Michel, l’Unafrica, Cica Toyota, Calavi Kpota, Pisciculture à Godomey, le Centre Jean Eudes et Adjaha à Fidrossè.

Faisant le point de la descente, le directeur du Garage central administratif, Thomas Akomédi, qui dirigeait les opérations, a indiqué que sur les 76 véhicules contrôlés, 3 seulement étaient en situation irrégulière. Ils n’étaient pas munis d’ordre de mission, ou dont l’utilisateur n’avait pas de permis de conduire. Ils ont donc été conduits au ministère de l’Economie et des Finances pour les formalités de retrait, a-t-il fait remarquer.
Selon lui, les utilisateurs de ces genres de véhicules pendant les week-ends, prennent de plus en plus la précaution d’être en règle. «Il y a deux mois, plus précisément les 13 et 20 juin derniers, nous avions eu, sur les 205 véhicules contrôlés au cours des deux contrôles effectués, 28 qui étaient en situation irrégulière, soit un taux de 14%. Mais aujourd’hui, nous nous retrouvons à 3,96%», a justifié Thomas Akomédi. « Je suis un peu soulagé. Pour moi, la moisson est bonne. Ceci à partir du moment où la plupart des véhicules contrôlés commencent déjà par être en règle», a-t-il poursuivi.
Pour le directeur du Garage central administratif, cette baisse constatée est due à deux raisons. D’abord, il y a la pression qui a été maintenue à travers les contrôles inopinés organisés et aussi, le travail abattu par les médias à travers les grognes au cours desquelles les conducteurs desdits véhicules ne cessent d’être incriminés. «Il y aussi la prise de conscience des utilisateurs de ces véhicules», a ajouté Thomas Akomédi qui saisissant l’occasion, a rappelé le souhait du directeur général du Matériel et de la Logistique qui est d’arriver à un taux de 0%. «L’objectif est d’arriver à cela un jour, mais malheureusement, il y aura toujours des brebis galeuses, des indélicats. Avec ce que nous venons d’obtenir comme résultat aujourd’hui, il ne restera qu’à maintenir le cap en continuant à mettre la pression», a-t-il insisté. Il a averti que les contrôles inopinés vont se poursuivre. «Les utilisateurs des véhicules arrêtés vont rendre compte à leurs hiérarchies qui se chargeront de saisir le ministre en charge des Finances, pour les formalités de retrait. Pour le moment, les textes ne prévoient pas encore de répression. Mais présentement, il y a un comité qui travaille pour revoir le fonctionnement des textes qui régissent le parc automobile de l’Etat», a laissé entendre Thomas Akomédi.

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