Audiences à la Cour constitutionnelle: Le garde des sceaux et une délégation d’enseignants reçus

Par Alexis Meton,

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Le ministre de la Justice Séverin Quenum (à gauche) en tête-à-tête avec le président la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou

Le ministre de la Justice et de la Législation, chargé des relations avec les Institutions, Séverin Quenum a été reçu en audience, vendredi 20 juillet dernier, par le président de la Cour constitutionnelle. Après lui, Joseph Djogbénou a échangé avec une délégation d’enseignants d’université. Ces derniers sont allés rendre visite au professeur pour lui présenter l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap).

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« Le gouvernement entend entretenir des relations assez harmonieuses avec les institutions constitutionnelles », a déclaré Me Séverin Quenum, ministre de la Justice chargé des relations avec les Institutions, à sa sortie d’audience, vendredi 20 juillet dernier. Avec le président de la Cour constitutionnelle, Séverin Quenum a confié avoir fait le tour d’horizon du travail qui s’effectue à la haute juridiction. D’après lui, la légitimité de la Cour constitutionnelle ne réside pas uniquement dans la Constitution qui l’institue, mais également dans la qualité de ses décisions ainsi que dans la qualité du service qu’elle rend à la nation. Sur les dernières décisions de la Cour, le garde des sceaux a indiqué qu’elles sont appréciées par le gouvernement qui en prend acte. « La cour procède en ce moment à une clarification qui permet une meilleure lisibilité de la Constitution », apprécie-t-il. «Il faut bien s’assurer que nous sommes bien en phase avec les urgences politiques que la Cour constitutionnelle doit pouvoir concilier avec le respect des droits de l’Homme, le droit des citoyens et le respect de la Constitution d’une manière générale », fait-il savoir, faisant allusion aux formalités de conformité à la Constitution des textes soumis à l’institution. De même, il a rappelé que la cour peut rendre des décisions critiquables, parce qu’elle est animée par des hommes, mais jamais des décisions absurdes. Séverin Quenum a aussi souhaité que la Cour soit cette institution qui rassure le citoyen et le gouvernement, non pas parce qu’elle sanctionne ou censure, mais parce qu’elle est animée par des femmes et des hommes de bonne volonté.

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Djogbénou face à ses collègues enseignants

Le bureau de l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) conduit par le professeur Ibrahim Salami dont les membres sont Dandi Gnamou, Hygin Kakaï, Hilaire Akérékoro et Dr Fidèle Ayéna a exposé le motif de sa visite à la cour. D’après la professeure titulaire Dandi Gnamou, depuis que leur collègue Joseph Djogbénou, professeur à la Faculté de droit et des sciences politiques, a été nommé, il fallait le laisser prendre toutes ses marques avant de lui rendre visite. La délégation en a profité pour présenter au président de la cour l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) dont l’objectif principal est de travailler à l’amélioration et à l’approfondissement de la connaissance du droit public interne. Le professeur Ibrahim Salami a soutenu que l’académie a vocation de rassembler les meilleures compétences universitaires au Bénin en ces trois matières et de proposer un accompagnement institutionnel, académique et scientifique aux institutions de la République par le biais de formations, de séminaires et de colloques pour évaluer l’activité de ces institutions. « Nous avons été heureux de constater l’ouverture d’esprit du président de la Cour constitutionnelle qui a accueilli cette académie à bras ouverts et qui a montré sa disponibilité à recevoir, dans le cadre institutionnel, les analyses, les critiques sur les décisions de la Cour et sur les réformes qui sont engagées à son niveau», s’est réjoui le professeur Ibrahim Salami.