Audience criminelle de la Criet: L’affaire de l’Ivoirien Kalifala Touré renvoyée à une session ultérieure

Par COMLAN ERIC,

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L’audience criminelle de l’accusé Kalifala Touré alias David et de Razacki Liadi Lawani n’a pas été utile vendredi 3 juillet dernier devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Après un premier report jeudi 18 juin dernier, le dossier a été à nouveau renvoyé et cette fois-ci, à une session criminelle ultérieure de la cour pour défaut d’avocat de la défense.

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Poursuivis pour les faits de complicité de faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie et complicité d’escroquerie, l’Ivoirien Kalifala Touré alias David et Razacki Liadi Lawani devront attendre la prochaine session de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour être situés. L’audience criminelle du vendredi 3 juillet dernier n’a pas été utile. Le dossier a été renvoyé à une session ultérieure. Ce deuxième renvoi est surtout dû à l’absence d’avocat devant assurer la défense de Kalifala Touré alias David qui était seul à la barre vendredi dernier. Or, la présence d’un conseil aux côtés de l’accusé est indispensable en matière d’audience criminelle. Face à cette difficulté, il n’a pas été possible pour la cour de céans d’avancer.

Celle-ci a fait le constat de la défaillance d’avocat et a décidé purement et simplement de reporter l’examen de l’affaire à une session criminelle ultérieure de la Criet. Le dossier avait été une première fois renvoyé le 18 juin dernier pour empêchement de certains juges de la formation de jugement. Certains magistrats programmés en effet pour connaitre du dossier avaient eu à poser par le passé des actes dans la procédure au niveau de la chambre des libertés et de la détention de la Criet. Les juges concernés ne devront dès lors plus faire partie de la formation de jugement devant décider du sort des inculpés. L’affaire a été renvoyée pour une formation de jugement autrement composée. Celle-ci a siégé vendredi dernier pour examiner le dossier, le dernier pour le compte de la quatrième session criminelle de l’année judiciaire 2019-2020 de la Criet. Mais la procédure a été rapidement bloquée.

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L’accusé Kalifala Touré alias David a été alors retourné en prison. Outre ce dernier, l’affaire implique également Razacki Liadi Lawani mais absent dans le box des accusés. Selon l’arrêt de renvoi, les faits remontent à 2016. En effet, Kalifala Touré alias David se dit ancien militaire ivoirien. Il prétend avoir fui son pays d’origine avec sa compagne de nationalité guinéenne sans prendre sur lui ses effets personnels et ses actes d’état civil. En raison des difficultés qu’il aurait avec les actuelles autorités de la Côte d’Ivoire, il s’est installé au Bénin courant 2016. Pendant son séjour dans un hôtel à Parakou, il a fait la connaissance de Razacki Liadi Lawani, le gérant dudit hôtel à qui il a exprimé le besoin d’avoir un acte de naissance avec un nom béninois.

Ce qui lui a marché. Il a réussi à se faire délivrer frauduleusement l’acte de naissance avec un faux nom béninois. Ce qui lui a permis de se faire établir une carte nationale d’identité béninoise à Parakou puis un certificat de nationalité. Depuis lors, Kalifala Touré David, sous le nouveau nom béninois, s’est donné comme activité d’annoncer via Internet de fausses alertes d’attentats terroristes aux autorités des pays de la sous-région. Il se fait transférer par ce moyen de l’argent par les autorités en charge de la sécurité de ces Etats. Il tentait à nouveau d’extorquer les fonds aux autorités nigérianes quand il a été appréhendé au niveau de la frontière de Sèmè-Kraké dans la commune de Sèmè-Podji. Il sera arrêté avec son acolyte Razacki Liadi Lawani puis placé sous mandat de dépôt le 15 juin 2016.

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Formation de jugement

Président : Guillaume Dossa Laly
Assesseurs : David Anani et Bienvenu Sohou
Ministère public : Régan
Hounguè
Greffier : Me Léonce Oussou Adjado, greffier en chef près la Criet