Attentats en France : Des professionnels des médias de Parakou solidaires de «Charlie Hebdo»

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun


Des professionnels des médias exerçant dans la ville de Parakou ont observé hier mercredi 14 janvier, un sit-in à la Préfecture du Borgou-Alibori pour condamner l’attentat sur le journal satirique français «Charlie Hebdo» dont les principaux dessinateurs et chroniqueurs ont été tués par deux terroristes le 7 janvier dernier.

LIRE AUSSI:  Sécurité des personnes et des biens: Le Bénin dans la perspective d’une loi sur le commerce des armes

Les manifestants se disent «consternés, indignés et touchés» par cet attentat qui, au-delà d’avoir ôté des vies humaines, s’attaque à l’un des fondements du monde moderne : la liberté d’expression sous toutes ses formes. A en croire leur porte-parole, Gaston Yamaro, il ne s’agit pas d’un «simple mimétisme», car le terrorisme contre la presse prend des formes de l’intolérance, de la malcompréhension de la pratique du journalisme, des droits et devoirs des journalistes, par le plus grand public qui se porte maladroitement à se rendre justice, justifie-t-il. Pour preuve, rappelle-t-il, les confrères Bruno Souali de la télévision E-télé et Midou Yaya de Kandi FM ont été récemment agressés en plein exercice de leurs fonctions. Aussi, ajoute Gaston Yamaro, dans une affaire de produits pharmaceutiques périmés déversés au CHD-Borgou et dénoncés par le personnel dudit hôpital, le préfet d’alors avait saisi les bandes de l’équipe de reportage pour que les images ne passent pas à la télévision nationale. Les cas d’atteinte à l’intégrité physique, d’intimidation, de filature systématique, de pression fiscale, de tentative de corruption sur les journalistes, sont légion et constituent des atteintes graves à la liberté d’opinion, fait-il remarquer.

LIRE AUSSI:  Crime d’assassinat (9e dossier): Kolézan Sabi Aboudou écope de 15 ans de réclusion criminelle

Par le même mouvement, Gaston Yamaro et les autres apportent leur soutien à Aboubakar Takou du journal «Béninois Libéré» suspendu depuis plus de trois ans, et à Ozias Sounouvou et tous les journalistes de la télévision nationale qui plaident pour le retour des débats contradictoires sur l’organe de service public.
Tout en promettant de transmettre la motion à qui de droit, le préfet du Borgou-Alibori a demandé aux manifestants de ne pas avoir de crainte et indiqué que la sécurité doit être renforcée partout pour que ces genres d’attaques ne surviennent pas. Aussi, Salamatou Kora Ponou a-t-elle exhorté les professionnels à ne pas aller au-delà de ce qu’ils doivent faire.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori