Atteinte des objectifs de la vision «Bénin Alafia 2025»:Les chefferies traditionnelles sensibilisées sur les enjeux du programme

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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La vision «Bénin Alafia 2025», ses enjeux et ses exigences étaient au cœur d’un atelier qui s’est déroulé hier mardi 27 janvier au Centre Guy Riobé à Parakou. Une trentaine de rois, têtes couronnées et autres dignitaires des cultes endogènes venus des différents départements du pays, a pris part à cette rencontre visant à sensibiliser les acteurs des institutions de la dynamique sociale dans l’atteinte des objectifs fixés à travers ce programme.

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Dans son exposé, Mohamed Abdou, directeur général de la Réforme de l’Etat (DGRE), a indiqué que les responsables des chefferies traditionnelles ont un rôle important à jouer dans le processus visant à faire du Bénin «un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social» à l’horizon 2025. Car, «ils constituent en effet les garants de la culture et de la tradition qui représentent le socle sur lequel doit être basée toute action de développement», selon le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou.
Pour Mohamed Abdou, la vision Alafia doit être comprise comme «une image réaliste, crédible et attrayante du futur du pays, une image articulée de la destination vers laquelle les efforts du Bénin doivent tendre, l’image d’un futur plus réussi et plus désirable que la situation présente». Les responsables des chefferies traditionnelles sont donc appelés, entre autres, à œuvrer à la promotion d’une culture de développement qui implique la mise en exergue des valeurs identitaires, la valorisation des richesses culturelles nationales, la promotion d’un système de formation qui ne pérennise pas la culture d’inertie, de mimétisme et de messianisme tel que généré par l’école coloniale, signale-t-il.
Tout en prenant l’engagement de jouer leur partition pour la consolidation de la paix et le rayonnement culturel national, les responsables des chefferies traditionnelles ont déploré le peu d’attention que leur accorde le pouvoir politique, eux dont l’existence juridique n’est d’ailleurs pas clairement reconnue dans la Constitution en vigueur.

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