Association de malfaiteurs, vol à main armée (24e dossier): Le report sollicité par la défense accordé

Par Didier Pascal DOGUE,

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A l’occasion de l’examen du vingt-quatrième dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, ce lundi 13 août, la cour a simplement accédé à la demande de report sollicitée par Me Théodore Zinflou. L’examen de l’affaire est reporté au 23 août prochain pour le respect des droits de la défense et une bonne administration de la justice.

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Pour l’affaire d’association de malfaiteurs et de vol à main armée inscrite comme vingt-quatrième dossier à traiter pour la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, la cour a décidé d’un report de son examen. Un report qui fait suite à une demande qu’a formulée dans ce sens Me Théodore Zinflou, commis d’office aux intérêts de Gilbert Honvou, l’un des quatre accusés poursuivis et cités dans l’arrêt de renvoi.
Les quatre accusés ont noms : Gilbert Honvou, Félix Mikinhouéssè, Atèmènou Adrien Sognidé et Yessoufou Mitchodigni. Les deux derniers ne se sont pas présentés. Ils avaient bénéficié d’une mesure de liberté provisoire, l’ordonnance de prise de corps n’a pu leur être signifiée. La présidente de la cour ayant fait le constat de leur absence a demandé au ministère public de donner son avis.
Pour le représentant du ministère public, la situation des deux accusés absents pose l’éternel problème de la garantie de représentation des bénéficiaires de mesures de liberté provisoire. Il regrette leur absence et propose qu’on leur accorde une chance en disjoignant leurs cas de ceux de leurs acolytes présents. Cela participe, selon lui, d’une bonne administration de la justice.
Me Théodore Zinflou représentant la défense commise aux intérêts de Gilbert Honvou, a fait remarquer qu’il sollicite plutôt un report dans la mesure où l’accusé Félix Mikinhouéssè présent dans le box n’a pas d’avocat. Par souci de conciliation, la défense pense qu’il ne serait pas intéressant et avantageux de saucissonner la décision qui sera rendue. Car, argumente-t-il, il faut un minimum de quinze jours pour un avocat pour prendre utilement et efficacement un dossier. Ce qui n’est pas le cas dans l’espèce soumise à examen pour l’accusé Félix Mikinhouéssè.
Me Jean-Claude Gbogblénou présent hier a été contraint au silence pour raison d’absence d’accusé à défendre. Or, selon les explications de Me Théodore Zinflou, les droits de la défense méritent et requièrent d’être respectés. Ce que reconnaît humblement le ministère public qui déclare s’associer aux observations de la défense relatives à un report.
La cour se retire et, dans un arrêt de renvoi, motive sa décision sur la demande de report de Me Théodore Zinflou à laquelle le ministère public s’est associé. Elle déclare également s’appuyer sur le respect des droits de la défense, raison pour laquelle elle a fixé le renvoi au 23 août contrairement au 21 août sollicité par la défense.
Les jurés n’ont même pas été appelés pour les formalités protocolaires de présence habituellement d’usage?

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Composition de la cour

Président : Marie Soudé Godonou
Assesseurs: Victor Fatindé et Edmond Ahouansou
Ministère public : Raymond Godémin
Greffier: Me Louis Houngbo