Assemblée nationale: 1862,918 milliards F Cfa de budget pour l’Etat en 2018

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Par 61 voix pour, 19 voix contre et 0 abstention, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 21 décembre, le projet de budget général de l’Etat gestion 2018. Il s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 1862,918 milliards de F Cfa. Les votes défavorables ont été exprimés par les députés de l’opposition.

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Le gouvernement a désormais le feu vert pour poursuivre sa politique de développement l’année prochaine. Le projet de budget général de l’Etat gestion 2018 a obtenu, ce jeudi 21 décembre, le quitus de l’Assemblée nationale. Il a été adopté par 61 voix pour, 19 contre et 0 abstention. Ce budget est évalué à la somme de 1862,918 milliards de F Cfa en baisse de 147,668 milliards de F Cfa par rapport à la loi de finances gestion 2017, soit -7,3%. Il regroupe le budget général de l’Etat, les budgets annexes et les comptes spéciaux du Trésor. Les grandes masses de ce budget renseignent que les ressources budgétaires pour 2018 s’établissent à 1135,609 milliards F Cfa contre 1007,725 milliards F Cfa en 2017, soit une hausse de 127,884 milliards F Cfa, correspondant à un taux de progression de 12%. En ce qui concerne les crédits ouverts, en termes de dépenses, ils sont fixés à 1406,318 milliards de F Cfa contre 1697,986 milliards F Cfa en 2017, soit une baisse de 191,668 de F Cfa, correspondant à un taux de régression de 17,2%. Ce recul, renseigne le rapport général de la commission budgétaire examiné, est essentiellement lié au tassement du volume des investissements publics sur ressources intérieures ; l’option ayant été faite de recourir au partenariat public-privé.
Il s’agit d’un budget de développement qui allie réalisation de grands travaux et social, ont surtout magnifié les députés de la majorité parlementaire. Pour eux, ce budget traduit l’ambition du chef de l’Etat pour le Bénin et déclinée en projets dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Tout leur souhait est de voir les différents projets annoncés se concrétiser l’année prochaine. « 2018 sera l’année des grands travaux et de recrutement dans la Fonction publique. Ça se remarque à travers les Programmes d’investissements publics et le Partenariat public-privé », relève le député Gildas Agonkan. Ce constat est partagé par l’ensemble des députés du camp présidentiel. Pour Bida Nouhoum, le président Patrice Talon est sur la bonne voie. L’espoir est permis avec le modèle stratégique de développement en cours depuis 2016.

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Un budget « antisocial », selon la minorité

Mais contrairement aux députés de la majorité présidentielle, leurs collègues de la minorité trouvent plutôt le budget comme un recul pour le développement du Bénin. Il s’agit, selon eux, d’un « budget antisocial » qui promeut la pression fiscale sur les opérateurs économiques. « Aucun député, représentant du peuple ne peut voter un tel budget », martèle l’honorable Garba Yaya qui a été le porte-voix de toute la minorité parlementaire forte de 19 députés. Ces derniers ont effectivement voté contre le budget.
Les explications du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni qui a tenté de démontrer le caractère social du budget et énoncer les différentes mesures sociales du gouvernement en faveur des populations, ne les ont guère convaincus.
Au cours d’un point de presse à l’issue du vote, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, est revenu de long en large sur les mesures sociales contenues dans la loi de finances 2018. « Pour 2018 donc, le gouvernement entend accélérer les réformes et surtout investir dans le grand chantier des infrastructures qui a été adopté dans le Programme d’action du gouvernement dans les différents secteurs tels que le cadre de vie, l’eau potable, l’énergie, les routes, les pistes rurales, l’aéroport, le port et bien sûr tout ce qui concerne le capital humain ; c’est-à-dire l’éducation et la santé publique », renchérit-il. Il n’oublie pas le volet des cantines scolaires qui, souligne-t-il, est un programme très social touchant aujourd’hui plus de 700 000 écoliers à travers tout le pays?