Assemblée générale des étudiants à l’UAC hier: Le mouvement «campus mort» reprend vie

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Ceux qui espéraient un retour au calme à l’Université d’Abomey-Calavi ont tout simplement rêvé. La fin du drame n’est pas pour demain. Alors que les appels au calme se multiplient, les apprenants de cette Université viennent d’enfoncer le clou en décidant de reconduire de fort belle manière leur mouvement de paralysie du campus.

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Alors qu’on s’attendait à ce que les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) mettent de l’eau dans leur vin, se plient devant les appels au calme et renoncent à certaines revendications pour la reprise des cours, ceux-ci viennent de donner une autre tournure à leur grève. A la faveur d’une assemblée générale tenue hier sur le campus, ils ont tout simplement décidé de redonner vie au mouvement de paralysie qui handicape depuis plusieurs semaines déjà leur centre de formation.

La revendication essentielle pour laquelle le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB), Bill S. Kingninouho a annoncé hier que « la grève se poursuit » porte sur le refus du rectorat d’organiser deux sessions à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) de l’UAC.
En clair, l’opération «campus mort» reprend vie et s’oxygène à nouveau, pour on ne sait combien de temps. Ceci, d’autant plus que les multiples concertations et tractations jusque-là entreprises pour concilier autorités rectorales et responsables d’organisations estudiantines en vue de trouver une porte de sortie n’ont pas abouti. L’ensemble des tentatives a accouché à chaque fois d’une souris. Sommés de toutes parts, certains voyaient les étudiants accéder aux propositions du rectorat, mais c’était sans compter avec la ténacité de ces derniers. A vrai dire, ceux-ci soutiennent que le salut des quelque 40.000 étudiants de la FLASH réside dans l’organisation d’une deuxième session, puisque très peu d’étudiants parviennent à se tirer d’affaires à la première.
Au cours de leur assemblée générale organisée hier et qui se serait d’ailleurs déroulée dans des conditions surchauffées, la porte de sortie n’a pas été trouvée. La sentence, quoique lourde est restée la même : « la grève se poursuit ».

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