Assassinat de Tana Yombo: Vingt ans de réclusion criminelle pour Djessibo Moussa Djabadi

Par Didier Pascal DOGUE,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun


Statuant mardi 10 décembre en matière criminelle sur l’assassinat commis par Djessibo Moussa Djabadi sur Tana Yombo, le tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou l’a reconnu coupable des faits et l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle.

LIRE AUSSI:  1re édition de Project Week 2020: Révolutionner l’examen clinique par le numérique

Jugé ce mardi 10 décembre pour des faits d’assassinat sur la mineure de 14 ans, Tana Yombo dont il était amoureux, un crime dont il a été reconnu coupable, Djessibo Moussa Djabadi a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle.
L’accusé a reconnu à la barre avoir porté deux coups de machette à la victime, l’un sur la tête, l’autre dans son dos. Il n’a cependant pas accepté avoir planifié l’acte; il n’y a pas eu de guet-apens. Selon l’accusé, ce jour il rentrait du champ et avait croisé la victime sur son chemin de retour. Il savait qu’il devait en finir ce jour soit avec sa dulcinée ratée ou son père.
Prenant ses réquisitions, le ministère public affirme que la vie humaine sacrée a été violée par Djessibo Moussa Djabadi. Une outrecuidance qui sera sévèrement punie. Rappelant les faits, il soutient qu’ils constituent à l’analyse un assassinat. Selon lui, les conditions nécessaires sont réunies. L’article 296 du Code pénal retient que le meurtre commis avec guet-apens et préméditation est qualifié d’assassinat. L’acte matériel constitue un fait positif qui a occasionné le décès de la victime. L’intention criminelle se déduit de la volonté de l’accusé d’attenter à la vie de la fille ou de son père. Le certificat médical au dossier et les planches photographiques illustrent le dessein formé par l’accusé. L’accusé étant en possession de toutes ses facultés mentales, il a requis à son encontre dix ans de réclusion criminelle.
La défense assurée par Me Rufin M. Bahini déclare que les faits de la cause lui donnent la chair de poule et qu’il assure une obligation professionnelle du fait de cette vie humaine sacrifiée. L’instinct criminel, avoue-t-il, s’est emparé de son client qui n’a pu y résister. Il demande au tribunal de faire preuve de clémence à son égard, car avoue-t-il, c’est en désespoir de cause que Djessibo Moussa Djabadi a agi ainsi, simplement pour n’avoir pas eu la main d’une femme dont il a rêvé, pour qui il a travaillé et sué en vain. Plaidant coupable, il a demandé au tribunal de resocialiser son client qui n’a que 31 ans.
Le tribunal se retire et après délibération l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle.

LIRE AUSSI:  L’amélioration de la situation de la femme:Respecter les engagements pour atteindre les objectifs

Les faits

Le nommé Djessibo Moussa Djabadi, se disant épris de Tana Yombo, une mineure de quatorze ans, avait commencé à harceler les parents de celle-ci en vue de la prendre en mariage. Ceux-ci s’étaient opposés à son dessein. Courant octobre 2014, l’accusé aurait enlevé Tana Yombo. Il a fallu l’intervention des autorités locales pour qu’il la ramène. C’est dans ce contexte que le 30 janvier 2015, dans le village de Kaobagou dans la commune de Kérou, Djessibo Moussa Djabadi aurait tendu une embuscade à la fillette à proximité du domicile de celle-ci et lui a asséné plusieurs coups de machette à la tête et dans le dos avant de s’enfuir. Tana Yombo aurait rendu l’âme quelques instants aprèsn

Composition du tribunal

Président : Wilfrid Guèdègbé
Assesseur 1 : Arlène Dossa
Assesseur 2 : Rodrigue
Sèdonougbo
Assesseur 3 : Marius Houndji
Assesseur 4 : Denis Goundété
Ministère public : Robert Tito
Greffier : Me Julien N’Tcha