Assainissement du cadre de vie: Donner le goût de l’écocitoyenneté aux écoliers

Par Alexis Meton,

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Un projet à caractère socio-éducatif sensibilise les écoliers à l’écocitoyenneté et les instruit à garder leur cadre de vie propre. Depuis sa mise en œuvre, le 13 août 2019, le projet ‘’Une école propre, un trésor gagné’’ vise à assainir les écoles du Bénin.

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Les apprenants de plusieurs écoles du Bénin ont pris goût à l’écocitoyenneté grâce au projet ‘’Une école propre, un trésor gagné’’, initié par l’Organisation non gouvernementale des Professionnels et experts pour le renforcement des niveaux d’études et le soutien des œuvres humanitaires (Pernesoh). L’objectif du projet est de contribuer à la protection de l’environnement à travers l’éducation environnementale en milieux scolaire et universitaire. Selon Brice Tchénagnon Nonvidé, coordonnateur du projet, il s’agit, à travers les activités, de visiter, évaluer, classer et promouvoir les écoles les plus propres du Bénin. Il est mis en œuvre dans les écoles maternelles, primaires, secondaires de la commune d’Abomey-Calavi, des huitième et douzième arrondissements de Cotonou ainsi que dans certaines universités du Bénin.
Le projet met en compétition les écoles ciblées pour les évaluer au terme de la période. Les écoles les plus propres se feront distinguer pour être des modèles pour les autres. Les critères d’évaluation sont: être une école dépourvue d’ordures et de sachets plastiques, disposer d’une cantine scolaire ou universitaire, de toilettes propres et de salles de cours et de bâtiments bien peints et bien aérés. Au cours des campagnes de sensibilisation, informe le coordonnateur du projet, « nous nettoyons les écoles avec les enfants et les enseignants avec le soutien de l’administration et des vendeuses des écoles ». Chaque partie est éduquée sur la nécessité d’entretenir son cadre de vie.
Au contact de certaines écoles, le président de Pernesoh Ong note avec désolation que les questions d’assainissement se posent avec acuité. « Les écoles publiques du Bénin ont un problème majeur, la gestion des ordures. Il n’y a pas un endroit où il faut jeter les ordures, les toilettes non plus ne sont pas propres, ni les cantines scolaires. Des bonnes dames sans uniformes, sans certificat de visite médicale, les cantines scolaires sans un minimum de mesures d’hygiène, l’usage de la même cuillère par plusieurs enfants, hangar des cantines dans un état délabré …», détaille-t-il. Une situation qui nécessite des actions de sensibilisation, tâches auxquelles s’attellent lui et ses collaborateurs depuis plusieurs mois.
« Aujourd’hui, nous avons compris que la culture environnementale dont on a besoin ne sera une réalité que si les milieux scolaires ou universitaires en font un enjeu majeur », a expliqué Brice Nonvidé. La protection de l’environnement,selon lui, ne prend pas encore comme cela se doit. Il se pose un problème de changement de mentalité et de comportement et il faut sensibiliser, conscientiser les apprenants, les bonnes dames, les parents d’élèves et même les populations sur les conséquences de la pollution environnementale, notamment l’usage des sachets plastiques, pense-t-il, avant de souhaiter que les autorités dotent les écoles de poubelles ou de matériels d’assainissement.
113 écoles ont été parcourues avec quatre-vingt-neuf bénéficiaires de campagne de salubrité et d’éducation à l’environnement. Ces écoles ont progressivement pris le pli, même si certaines sont encore à la traine. Brice Nonvidé invite par ailleurs les populations à observer les règles d’hygiène et à faire fi de l’usage des sachets plastiques. Ces sachets dégradent l’environnement et polluent les eaux.

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