Alphabet « Gbékoun »: Un outil d’éveil de la conscience des peuples africains

Par Collaboration extérieure,

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Feus Adigbè Togbédji

Le « Gbékoun », un alphabet typiquement béninois de 33 lettres, est un outil authentique et unique dont l’auteur est Feu Adigbè Togbédji. Cet instrument au service de l’essence même de ce qui rend possible la vie humaine, la communication, permet d’écrire toutes les langues d’Afrique et bien au-delà.

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Le « Gbékoun », c’est le fruit d’un esprit de créativité extraordinaire qui, durant toute son existence terrestre, n’a eu pour leitmotiv que « la restauration du génie humain pour l’équilibre du destin basculé ».
Une richesse dont s’est approprié et qu’a utilisé son successeur Feu Houesse Ayigbedekein Vidéhouénou, pour dissiper tout doute quant à l’égalité de toutes les langues et leurs droits capacitaires identiques de vecteur de savoir.
Il est évident que l’utilisation de nos propres langues locales est une condition sine qua non qui non seulement nous révèle mais aussi donne un coup d’accélérateur au développement. Le prouver est ce à quoi s’est attelé Houesse Ayigbedekein Vidéhouénou.
En effet, l’homme a prouvé que pour réellement atteindre le développement, un peuple doit pouvoir s’auto-éduquer. Pour lui, un peuple devrait pouvoir assurer dans toutes ses dimensions, l’éducation de ses enfants sans avoir à emprunter cela d’ailleurs; les réalités socioculturelles et économiques se différenciant d’un peuple à un autre.
Qu’un peuple, fût-il colonisé par un autre, fuit la responsabilité d’éduquer ses enfants selon ses propres réalités, est une démission face à la mission essentielle qui lui est assignée et la responsabilité du père de la nation est engagée.
Car l’étranger qui ignore tout des réalités culturelles et socio-économiques d’un peuple qui lui confie ses enfants à éduquer, n’inculquera à ces enfants que des réalités de chez lui; et, notre système éducatif actuel en dit long.
A titre d’exemple, pendant que nous ignorons tout des réalités culturelles et socio-économiques du continent et de chacune de nos nations, il est imposé avec la dernière rigueur à nos enfants (élèves) la culture des réalités socio-économiques de l’Occident, sanctionnée à la fin par des diplômes qui finalement les déportent de leur nation.
On comprend alors pourquoi, depuis toujours et jusqu’à nos jours, l’Africain se soit toujours senti obligé d’aller faire ses études en Occident avant d’avoir un destin accompli.
Ce qui signifie que l’Afrique peine à faire foi à l’enseignement, jadis imposé par l’Occident, qui est donné sur sa propre terre. Il aura suffi de prouver qu’on vient d’obtenir un diplôme de la Sorbonne ou d’une grande université de l’Occident pour supplanter tous les compatriotes qui ont obtenu le même diplôme d’une université coloniale nationale.
L’hérésie est que l’Africain donne toujours un blanc-seing à toute théorie occidentale en se mettant dans une peau d’incapacité par complexe d’infériorité.
L’Africain avale toutes formes de théories et de formules scientifiques occidentales sans pouvoir s’interroger sur leur applicabilité dans son cadre de vie national ou continental.
• Qui l’eût cru que le fameux théorème de Pythagore que ce dernier aurait volé aux Africains avait des limites ?
• Qui l’eût cru que le coefficient de fidélité circulaire appelé Pi ( )= 3,14 en arrondi et 22/7 par extension rationnelle ne permettait pas en réalité de fermer le cercle à travers le calcul de sa circonférence ?
• Qui l’eût cru que le fuseau horaire de quinze (15) degrés déterminé par l’Occident a conduit à une invention erronée du thermomètre et à une fausse évaluation de l’angle droit ?
Si de 32° à 33° Celsius de température annoncée par la météorologie, la chaleur de la journée est insupportable; comment comprendre que le thermomètre veuille estimer la température normale de l’Homme à 37° Celsius ?
Ce même fuseau horaire mal défini a conduit à poser des questions sur l’exactitude de la trigonométrie que le Noir a étudiée dans ces écoles jusqu’à l’université.
• Qui l’eût cru que la méthode de calcul de la racine carrée d’un nombre positif enseignée dans les écoles sans détail théorique fondamental avait des limites ?
Il a fallu le génie Houesse Ayigbedekein Vidéhouénou qui, dans sa révolution, réinvente la science dans sa langue maternelle et de la manière originelle comme cela se parlait pour découvrir que les cadres et élites africains ont avalé des théories, des théorèmes et des formules scientifiques qui ne leur permettront jamais, face aux réalités de leur continent et de leurs nations respectives, de pouvoir faire des recherches approfondies pour aboutir à des inventions révolutionnaires pour notre Afrique.
L’école coloniale a planté toute l’Afrique au primitif depuis son arrivée et n’a jamais cherché à le faire avancer.
Nos nations africaines aujourd’hui disposent des ingénieurs de ponts et chaussées qui sont incapables d’entreprendre et de nous construire des ponts.
Nos nations africaines aujourd’hui disposent des ingénieurs pétroliers qui piétinent chaque jour cette mine de leur sous-sol sans pouvoir l’extraire.
Il y a de grands chimistes et physiciens dans nos universités qui n’ont pas pu, depuis que le monde a existé, inventer la simple allumette, ne serait-ce que pour donner du feu à leur nation.
Il va sans dire que l’école coloniale a planté toute l’Afrique au primitif depuis son arrivée et n’a jamais cherché à le faire avancer jusqu’à nos jours.
Même dans l’ambition de nos gouvernants d’alimenter les populations en eau potable, tout le matériel d’alimentation est importé ; ce qui signifie que sans l’Occident nous n’aurons même pas de l’eau potable à boire de nos jours.

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Restauration de nos langues

L’Africain crie au délestage oubliant que l’électricité pouvait être tirée de l’eau qu’il qualifie de mystère de la nature ou des rayons solaires qui nous réchauffent chaque jour.
Pour avoir ignoré nos langues nationales nous avons ignoré les exploits de notre destin de la naissance jusqu’à la mort.
A quoi aurions-nous alors servi sur terre si nous n’avons été qu’un haut-parleur de la langue d’autrui, qu’un grand répétiteur des connaissances d’ailleurs incapables d’apporter la plus petite touche positive à notre cadre de vie ?
C’est pour cette raison que le tandem Adigbè Togbédji et Houesse Ayigbedekein Vidéhouénou a restauré nos langues nationales dans leur contexte de véhicule de savoir en se détournant des apports occidentaux pour que la descendance ne subisse plus l’état de servitude et de protectorat de l’Occident qui a rendu leurs parents et grands-parents pauvres d’esprit.
Pour cette raison, ils ont nommé l’école authentiquement nationale créée « 1er lieu d’éveil du continent noir », car les enfants de cette école recevront une éducation liée à leurs réalités nationales et continentales qui leur permettront de rentrer dans les secrets des inventions et des découvertes qui sont une barrière vitrée posée par l’enseignement occidental pour atrophier l’intelligence de l’Homme Noir.
Puisqu’on ne peut en se poussant dépasser le mur, pour citer le Camerounais Seidou Badian, la révolution du tandem a été de tourner dos à tout apport extérieur ; la preuve : le plat dans lequel ils mangeaient les produits locaux a été conçu et fabriqué par eux-mêmes grâce à la matière première, l’argile, qui était à leur portée.
Le système éducatif qu’ils ont mis en place du primaire à l’université est déjà dans sa 6e année au niveau du primaire et les enfants sont exclusivement formés dans une langue nationale dans toutes les disciplines d’éducation y compris l’éducation civique et même le sport.
Ils en ont pour 7 ans, ce qui fera d’eux l’année prochaine les 1ers enfants diplômés du cours primaire en langue nationale.
Toute la population comprendra que le Certificat d’études primaires (Cep) n’est pas seulement fait que pour les Français ou les Anglais mais que nos langues nationales peuvent délivrer le même certificat avec plus de réalisme et de précision.
Il s’agit donc là pour notre pays et l’Afrique, des premiers enfants de « la Nouvelle Conscience ».

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Par Coovi AzOtEgnon: Disciple oculaire de Feu Adigbè Togbédji et de Feu Houesse Ayigbedekein Vidéhouénou