Accusé de séquestration suivie de viol: Emmanuel Sossa acquitté au bénéfice du doute

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Le nommé Emmanuel Sossa, accusé de séquestration suivie de viol commis sur une mineure âgée de 13 ans a comparu, lundi 18 novembre dernier, à la barre du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, siégeant en premier ressort, en matière criminelle. A l’issue de l’examen des faits de ce treizième dossier inscrit au rôle de sa session, le tribunal a prononcé un jugement d’acquittement au bénéfice du doute.

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Cultivateur de profession, Emmanuel Sossa, de nationalité béninoise et âgé d’environ 27 ans, est désormais libre de ses mouvements. Il quitte la prison civile de Lokossa, au terme de sept années de séjour carcéral puisqu’il était incarcéré depuis le 26 décembre 2012. C’est la conséquence du jugement d’acquittement prononcé, lundi dernier, au terme de l’examen des faits mis à la charge de l’accusé. Emmanuel Sossa était inculpé et poursuivi pour des faits qualifiés de séquestration suivie de viol commis sur une mineure âgée de 13 ans. Lesquels faits remontent à 2012 à Akokponawa, dans la commune de Bopa.
Au terme des débats, le Tpi de Lokossa, siégeant en matière criminelle, a jugé qu’il y a de doute relativement à la commission, par l’accusé, des faits qui lui sont reprochés. Et étant entendu que, par principe, le doute profite à l’accusé, le Tpi de Lokossa n’a pas fait exception pour le cas d’Emmanuel Sossa. Le jugement du lundi dernier l’acquitte au bénéfice du doute et déboute la partie civile de sa demande de réparation.
Le ministère public, soutenant la position contraire, avait requis 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’accusé qui niait pourtant les faits. Crédité d’une bonne moralité et jouissant d’une personnalité stable, l’accusé a bénéficié du soutien de Me Casimir Hounto, commis d’office pour sa défense. L’avocat de la partie civile a pour nom, Valentin Akoha.
A la barre du Tpi de Lokossa, lundi dernier, la nommée Houndjènoukon Tossou devrait également comparaître. Mais cette accusée, qui a été citée à titre de complice dans le dossier, n’avait pas répondu à l’appel du tribunal présidé par le magistrat Maximilien Assèh Kpehounou. Cet incident fait suite à la mise en liberté provisoire de Houndjènoukon Tossou placée sous mandat de dépôt, le 20 décembre 2012.

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Les faits

Courant 2012, alors que Célestine H., mineure âgée de 14 ans, assistait à Awamè, dans la commune de Comé, à une cérémonie du fétiche « cocou » dont elle est adepte, Houndjènoukon Tossou, une co-adepte du même fétiche, la persuade de l’accompagner à son domicile situé à Akokponawa, dans la commune de Bopa. Une fois sur les lieux, Houndjènoukon Tossou introduit la petite Célestine auprès de son jeune frère Emmanuel Sossa, qui l’empêche de retourner chez elle et entretient des relations sexuelles avec elle pendant plusieurs semaines. Après moult recherches, les parents de Célestine H. finissent par la retrouver au domicile de Houndjènoukon Tossou.

Composition du tribunal

Président : Maximilien Assèh Kpehounou
Assesseurs : Bienvenu Anagonou, Hervé Marcel Allavo, Alphonse Gbossou, Abilé Gédéon Adjiboye
Ministère public : Ousmane Aledji
Greffier : Raoul Hounsou