Accès à la dialyse et gratuité de la césarienne :Plus de 21,275 milliards Fcfa investis de 2016 à 2020

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le gouvernement aura investi, entre 2016 et 2020, plus de 21,275 milliards F Cfa pour assurer l’accès à la dialyse des patients souffrant de l’insuffisance rénale et la gratuité de la césarienne.

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Plus de 11 milliards F Cfa et 10,275 milliards F Cfa, ce sont les montants que le gouvernement a respectivement investis pour assurer l’accès à la dialyse des patients souffrant de l’insuffisance rénale d’une part et la gratuité de la césarienne afin d’éviter les complications sources de décès maternels et de nouveau-nés d’autre part. L’information a été donnée, mardi 19 janvier dernier, à l’Assemblée nationale par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, qui répondait à une question orale avec débat relative à l’accès des populations aux soins de santé.
Cet important investissement s’inscrit dans le cadre de la mesure du gouvernement liée à la protection des populations contre les risques financiers en santé. Cette mesure vise à préserver, selon le ministre, l’individu contre les barrières financières pour l’accès aux soins de qualité, surtout des populations vulnérables. Pour renforcer ces mesures, le gouvernement a fait plusieurs autres investissements afin de relever le défi de la couverture sanitaire universelle.
C’est ainsi qu’en dehors des 21, 275 milliards F Cfa investis pour la dialyse et la gratuité de la césarienne, un montant de 1,2 milliard F Cfa a été investi pour assurer la gratuité des soins liés au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et 2 milliards F Cfa pour assurer les soins aux indigents.
Dans la même veine, le ministre informe que 20,665 milliards F Cfa ont permis d’assurer les soins à l’étranger au profit des populations béninoises dont l’état de santé a exigé une évacuation. Spécifiquement pour ce qui concerne les évacuations sanitaires, Benjamin Hounkpatin explique qu’il a été développé un contrat avec un partenaire stratégique avec une dématérialisation complète de la procédure. Ceci a permis de réduire sensiblement le coût des évacuations sanitaires et d’améliorer les prestations offertes aux patients, fait constater le ministre. Ce qui porte à plus de 43 milliards F Cfa, les investissements en matière de protection des populations contre les risques financiers en santé.
Benjamin Hounkpatin précise qu’afin de mieux gérer ces interventions relatives à la réduction des barrières financières, le gouvernement a mis en place le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). La phase pilote du volet assurance-maladie a été lancée en juillet 2019 et a permis de distribuer 105 mille cartes biométriques dans les zones sanitaires d’Abomey-Calavi/Sô-Ava ; Dassa-Zoumè/Glazoué, Djougou/Ouaké/Copargo permettant aux pauvres extrêmes de ces zones sanitaires d’avoir accès aux soins.

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Perspectives rassurantes

Cette phase pilote a été limitée, explique le ministre, au niveau périphérique de la pyramide sanitaire béninoise et exclusivement destinée aux pauvres extrêmes de nationalité béninoise, c’est-à-dire des concitoyens qui ne peuvent satisfaire le moindre besoin vital sans l’assistance d’un tiers. Le gouvernement a subventionné les 100 % des primes de ces pauvres extrêmes, précise Benjamin Hounkpatin. Selon lui, en dépit de quelques insuffisances relevées, les prévisions faites au démarrage ont été réalisées et les résultats obtenus très encourageants. Raison pour laquelle, à l’en croire, le gouvernement a décidé, depuis décembre 2020, de passer à la phase d’extension progressive afin d’offrir cette opportunité à tous les pauvres extrêmes béninois identifiés sur toute l’étendue du territoire national. Cette phase va connaître plusieurs étapes dont la première englobe 14 nouvelles communes à savoir Banikoara, Kandi, Matéri, Kalalé, Tchaourou, Ouessè, Aplahoué, Lalo, Bassila, Lokossa,
Avrankou, Zakpota et Cotonou. Cette phase concerne environ 180 000 pauvres extrêmes qui pourront bénéficier gratuitement des prestations de soins. Le ministre de la Santé rassure que le processus va progressivement s’étendre à toutes les 77 communes suivant la disponibilité des cartes biométriques et aux autres catégories socioprofessionnelles suivant le rythme de leur enrôlement afin d’atteindre l’universalité visée. Benjamin Hounkpatin a partagé ensuite avec les députés le point des efforts déployés par le gouvernement dans le cadre des deux éléments complémentaires de sa politique en matière de couverture sanitaire universelle à savoir la disponibilité effective en services de santé de qualité et la diminution de l’exposition aux risques qui ont une incidence sur la santé.