97e édition de Nonvitcha à Grand-Popo: Les communautés xwla et xwela invitées à renforcer leurs liens de fraternité

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Du 18 au 20 mai dernier, des ressortissants de l’aire culturelle xwla et xwéla ont célébré la 97e édition de Nonvitcha, la fête de leurs retrouvailles. C’était à Grand-Popo, commune du Mono, où le président du bureau exécutif fédéral, Norbert Kassa, a appelé au resserrement des liens de fraternité.

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Démarrée le vendredi 18 mai dernier par des activités intellectuelles telles que la conférence-débat autour du thème : « Le tourisme à Grand-Popo, forces et faiblesses », la célébration de la 97e édition de Nonvitcha a connu son apothéose, ce dimanche 20 mai. La ville bondée était devenue le cadre d’une kermesse entre ses filles et fils et leurs invités. Mais ces traditionnels moments de réjouissances populaires ont été précédés d’une phase de célébration officielle. Laquelle phase a permis au président du comité d’organisation des festivités, Germain Hounkponou, de repréciser l’esprit de Nonvitcha, qui est à la fois un creuset et une fête des communautés xwla et xwéla, dont la rencontre annuelle se renouvelle, depuis 1921 à Grand-Popo.
« Nonvitcha vise, dira-t-il, à célébrer les vertus de fraternité et de solidarité telles que prônées par les pères fondateurs de l’association Nonvitcha que sont Adolphe Gnassounou-Akpah, Siméon Abalo Loko et Augustin Kokou Azango ».
Sur lesdites vertus, le réarmement des Xwla et Xwéla semble préoccuper un peu plus les dirigeants actuels soucieux du renforcement de la cohésion et du leadership de leur creuset, bientôt centenaire. A la tête du bureau exécutif fédéral de l’association, Norbert Kassa, président, appellera tous à resserrer les rangs. A l’en croire, c’est maintenant plus que jamais Nonvitcha, suscitant curiosité et admiration, doit se mettre à l’abri des facteurs de division. « Je nous invite à un resserrement de nos liens comme convenu dans l’une des résolutions issues du 7e congrès tenu, les 2 et 3 octobre 2015 », a-t-il tenu à rappeler.
Etaient représentées à la cérémonie plusieurs autres associations dont les responsables de Wémèxwé et Nonvizan. Grâce aux divers soutiens de ces dernières, Nonvitcha a pu impacter directement quelques individus avec des dons de cannes blanches, de tricycles et d’ordinateurs portables.

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Ballet de personnalités

De l’église St Joseph qui a abrité, cette année encore, le culte catholique de Nonvitcha à la place des manifestations officielles, on a pu dénombrer des dizaines de personnalités venues d’horizons divers. Pour le compte du gouvernement, cinq ministres étaient présents. Il s’agit d’Oswald Homeky en charge de la Culture, Aurélien Agbénonci à la tête du département des Affaires étrangères, Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Odile Attanasso de l’Enseignement supérieur et de leur homologue en charge des Infrastructures, Cyr Koty. Le conseiller spécial du chef de l’Etat, Johannes Dagnon et le préfet du Mono, Komlan Zinsou étaient, eux aussi, de la partie tout comme les députés Basile Ahossi, Éric Houndété et Alexis Agbélessessi.
La grande attraction a été la présence du président d’honneur du parti Union sociale libérale (Usl), Sébastien Ajavon. Bien qu’étant un habitué de Nonvitcha, c’était la première fois qu’il y a participé en tant que responsable de parti politique. Outre le député Basile Ahossi, le président d’honneur de l’Usl était accompagné de plusieurs autres personnalités dont Emmanuel Golou.
La spontanéité avec laquelle des ministres ont fait leurs civilités au présidentiable Sébastien Ajavon, opposé à leur gouvernance, a été bien appréciée par les fidèles, présents à la messe dite par Mgr Victor Agbanou, président de la Conférence épiscopale du Bénin.