7è Session ordinaire du Conseil des gouverneurs du FAGACE: Une situation financière qui augure de bonnes perspectives

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) a servi de cadre hier, mercredi 3 juin, à la 7è Session ordinaire de son Conseil des gouverneurs. Au regard du rapport de la 42è Session ordinaire du Conseil d’administration de l’institution tenue mardi 2 juin dernier et soumis à leur examen, les participants ont pris d’importantes décisions relatives au fonctionnement, au développement des activités et à l’avenir dudit Fonds.

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Le FAGACE compte aujourd’hui 14 Etats membres issus des différentes zones de l’Afrique, continent de l’avenir et objet de tous les appétits des grands groupes d’investisseurs et des pays émergents, et qui devrait atteindre une croissance de l’ordre de 4,4% cette année. Une telle situation impose aux institutions africaines, plus de responsabilités dans le rôle qui est le leur.

Répondre aux sollicitations

Dans ces conditions, a expliqué son directeur général, Henri-Marie Dondra, le FAGACE se doit de mieux répondre aux sollicitations de ses pays membres tant en matière de garantie que de financement direct. C’est dans ce cadre, qu’il a engagé des réformes efficaces et mené des activités qui vont dans le sens de leur développement. « Il se positionne ainsi sur le marché financier comme un acteur essentiel», a assuré le directeur général.
Au cours de l’exercice 2014, a-t-il rappelé, le Fonds a continué d’accompagner ses Etats membres à travers diverses activités qui ont principalement concerné la prospection et l’identification de nouvelles opérations permettant de disposer d’un pipeline important de projets. Elles ont porté sur l’adoption de nouveaux projets, la poursuite de l’assainissement du portefeuille et le suivi des projets en difficulté, a confié Henri-Marie Dondra, tout en n’occultant pas les réformes engagées sur les plans administratifs, juridiques et financiers. «En ce qui concerne la coopération, suite à l’augmentation du capital de l’institution, le Fonds a poursuivi sa politique d’ouverture en encourageant l’adhésion de nouveaux Etats, d’institutions financières nationales et internationales, ainsi que d’organismes de développement», a-t-il indiqué. Ces actions, ajoutées au renforcement des investissements en faveur du secteur privé et à la diversité des demandes d’interventions reçues, ont abouti, selon lui, à des résultats appréciables pour l’institution, puis à la redynamisation de ses activités.
Le FAGACE devant se développer de façon durable, son directeur général a estimé que des moyens suffisants doivent nécessairement être mis à sa disposition, au regard de sa situation financière qui augure de bonnes perspectives et des besoins de financement des projets de ses Etats respectifs.

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Besoin d’un soutien plus accru

Abondant dans le même sens, le président du Conseil des gouverneurs en exercice, Degol Mendes a précisé que le Fonds a besoin d’un soutien plus accru afin de lui permettre de se réformer pour s’adapter au dynamisme du marché ainsi que de nouvelles ressources pour les satisfaire. Il a alors réitéré ses félicitations au Conseil d’administration de l’institution pour la qualité du travail accompli sur l’orientation stratégique, et pour la manière dont ses membres ont exercé leurs fonctions de surveillance. Il a également exprimé sa reconnaissance à l’endroit du directeur général et de l’ensemble de son personnel. Par rapport aux arriérés de libération au titre de la première tranche d’appel du capital qui nécessitent d’être acquittés, Degol Mendes a invité les Etats membres au respect des engagements pris, de manière à ne pas compromettre le processus de relance des activités du FAGACE. Avant le président du Conseil des gouverneurs, le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Komi Koutché a reconnu qu’en quelques années, beaucoup de choses ont été faites pour donner une image plus reluisante à l’institution. « Mais je pense que par rapport aux défis de développement de ses Etats membres et au regard des enjeux stratégiques qui ont un lien direct avec la mission du FAGACE, il nous reste encore du chemin à faire », a-t-il souligné. Il a ensuite souhaité que la présente session, en plus des points inscrits à l’ordre du jour, puisse envisager un futur beaucoup plus rassurant et radieux à l’institution. Pour le ministre, il est question de donner au FAGACE la plénitude de son caractère d’institution d’intégration régionale et d’outil de promotion économique de ses pays membres, en mettant l’accent sur les instruments de garantie et de bonification.
Les participants à cette 7è Session ordinaire du Conseil des gouverneurs du FAGACE qui a eu lieu hier, mercredi 3 juin à Cotonou, ont donc examiné le rapport du Conseil d’administration dont la 42è Session ordinaire s’est tenue 24 heures plus tôt. Ils ont, à l’occasion, pris d’importantes décisions qui engagent l’avenir du Fonds, s’agissant de son fonctionnement et du développement de ses activités.