7 avril : Une Journée mondiale de la Santé au ton grave

Par Collaboration extérieure,

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7 avril : Une Journée mondiale de la Santé au ton grave

En ce 7 avril 2021, Journée mondiale de la santé, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) lance une campagne pour un monde plus juste et en meilleure santé. Elle engage les dirigeants à soutenir les efforts pour réduire les inégalités sanitaires et encourage l’ensemble de la planète à se préparer, dans un mouvement international coordonné, à d’autres pandémies.

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Cette année, dans son message diffusé à l’occasion de cette journée internationale, l’Oms adopte un ton grave pour constater les inégalités de notre monde. Elle considère la Covid-19 comme un révélateur qui démontre quotidiennement que « certaines personnes sont en meilleure santé et ont plus facilement accès aux services de santé que d’autres uniquement du fait des conditions dans lesquelles elles naissent, grandissent, vivent, travaillent et vieillissent ». L’Oms appelle les dirigeants du monde à faire en sorte « que chacun ait des conditions de vie et de travail propices à une bonne santé ». Il les exhorte également « à surveiller l’évolution des inégalités et à faire en sorte que toutes les personnes puissent bénéficier de services de santé de bonne qualité quand elles en ont besoin ».
La Covid-19 a durement frappé tous les pays, mais elle a été particulièrement lourde de conséquences pour les communautés qui étaient déjà vulnérables, qui sont plus exposées aux maladies, qui ont moins facilement accès à des services de santé de qualité et sur lesquelles les mesures mises en œuvre pour juguler la pandémie risquent d’avoir des effets néfastes.
Avec plus de 115 millions de cas, le nombre de personnes infectées ne cesse de battre des records. De nouveaux variants sont détectés dans différentes régions du globe. Les experts parlent d’une possible immunité collective dès que 60 % de la population sera immunisée. Pour l’instant, environ 565 millions de doses ont été administrées dans 138 pays, selon les chiffres de Our World in Data (Owid). Avec une population mondiale d’environ 7,8 milliards d’habitants, à ce rythme, il faudra plus de trois ans avant que tout le monde soit vacciné.

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Effets consécutifs

On estime que la pandémie a poussé, en 2020, entre 119 et 124 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté. Le virus a aussi creusé les inégalités dans le domaine de l’emploi car les femmes ont été plus nombreuses à être obligées de quitter le marché du travail au cours des 12 derniers mois. Le taux de mortalité des enfants âgés de moins de 5 ans issus de familles pauvres est le double de celui des enfants vivant dans des ménages plus aisés. L’espérance de vie des habitants des pays à faible revenu est inférieure de 16 ans à celle des habitants des pays à revenu élevé.

Traité pour rassembler et partager

Plus d’un an après l’annonce de la pandémie avec près de 2,8 millions de morts, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les dirigeants d’une vingtaine de pays, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont annoncé le 17 mars vouloir élaborer un projet de résolution relatif à un Traité sur les pandémies qui sera présenté en mai, lors de la réunion annuelle des 194 Etats-membres de l’organisation onusienne en charge de la santé. Initiateur du projet, Charles Michel a déclaré que « la Covid-19 a mis en évidence les faiblesses et les divisions de nos sociétés, et il est maintenant temps de se rassembler ». On note que les membres clés du G20 (Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Inde et Brésil) ne figurent pas parmi les signataires.

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Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse)