Arrestation de quatre Zémidjan à Parakou: La colère des conducteurs de taxi-moto

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Après le sit-in qu’ils ont organisé devant le commissariat central de Parakou, lundi 7 décembre dernier, les conducteurs de taxi-moto communément appelés ‘’zémidjan’’ ne décolèrent pas. Ils se sont encore retrouvés dans la matinée hier, mardi 8 décembre pour faire le tour de la ville, en criant leur ras-le-bol, espérant se faire entendre par les autorités. A la base de leur mouvement d’humeur, l’arrestation dans un premier temps d’un de leurs collègues par la police. S’étant rendus au commissariat pour s’enquérir des raisons pour lesquelles ce dernier a été gardé, trois autres de leurs camarades n’en sont plus ressortis.
En effet, selon Janvier Faïssou, l’un des manifestants rencontrés, ces trois derniers n’étaient que les représentants qu’ils ont dépêchés, pour comprendre ce qui s’est passé. Malgré la venue à leur rencontre, hier matin, d’une délégation conduite par le directeur départemental de la Police républicaine dans le Borgou, les manifestants n’ont pas voulu décolérer. Ils espèrent l’intervention des autorités de la municipalité afin que leurs camarades recouvrent la liberté.
Pour sa part, le commissaire central de la ville, Saliou
Kossolou, n’a pas cessé de les appeler au calme. Il les a invités à se conformer à la réforme mise en œuvre par la municipalité dans leur secteur d’activité. Selon lui, force doit rester à la loi et au respect des instructions données par les autorités. « Nous avons remarqué qu’il y a des remous au niveau de certains conducteurs de taxi-moto. Ils refusent de porter les nouvelles tenues sous prétexte qu’il y a une situation de mésentente entre les responsables syndicaux et eux », a confié le commissaire. Il a saisi l’occasion pour inviter les populations qui ont souvent recours à leurs services à faire très attention. Au sein de la corporation de ces conducteurs de taxi-moto, avertit-il, il y a des personnes malintentionnées. « Dès qu’elles veulent prendre un zémidjan, elles n’ont qu’à relever le numéro inscrit sur le dossard du conducteur afin qu’en cas d’incident occasionné par ce dernier, l’on puisse remonter à lui grâce au syndicat dont il est membre », a insisté Saliou Kossolou.

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