31e journée mondiale de lutte contre le sida: Bilan et sensibilisation dans le Littoral

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Dans le département du Littoral, les organisations communautaires se sont donné rendez-vous à la mairie de Cotonou pour une série d’actions. Temps de bilan, mais aussi occasion pour sensibiliser les jeunes, les femmes et des populations clés à des comportements sans risque et surtout à se faire dépister pour connaitre leur statut.

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« Connais ton statut pour une commune sans Sida ». Pour donner corps à ce slogan, le Conseil départemental de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, les hépatites, les Ist et les épidémies (Cnls-Tp) du Littoral, ensemble avec la mairie de Cotonou et plusieurs organisations communautaires ont organisé, dimanche 1er décembre, une séance de dépistage gratuit à l’hôtel de ville. Ces entités comptent ainsi donner l’occasion aux populations, de connaître leur statut sérologique pour une bonne prise en charge. La séance a mobilisé des jeunes, des femmes, des populations clés et même des personnes âgées. Et comme pour donner le bon exemple, plusieurs autorités de la ville de Cotonou ainsi que des organisations sont allées se soumettre avec enthousiasme à l’exercice.
Sauf que cette activité ne représente qu’un pan du programme de célébration de la 31e édition de la Journée mondiale de lutte contre le Sida dans le Littoral. Il y a eu, bien avant, des communications présentées par des organisations communautaires pour faire le bilan des actions engagées pour le bien-être social et sanitaire des populations. Au nombre des communications, celle présentée par Justine Hounzanmè, coordonatrice du Réseau des Ong et associations de femmes contre la féminisation du Vih/Sida et les violences basées sur le genre (Roafem) aura édifié les participants. La lutte contre le Vih/Sida est une lutte de toute la communauté et pas seulement des acteurs étatiques, a insisté Justine Hounzanmè dans sa présentation. Son organisation qui travaille activement avec les populations clés est parvenue à des résultats probants et se veut aussi très présente dans le plaidoyer pour l’augmentation des ressources locales allouées à cette lutte. Au titre du bilan du Roafem, la création de 18 associations de travailleuses de sexe qui se sont mises en réseau pour la lutte contre le Vih, la sensibilisation de mille leaders, la sensibilisation et le plaidoyer à l’endroit de plus de deux mille travailleurs de sexe et consommateurs de drogue, la promotion du dépistage pour tous… Ces actions rejoignent en partie celles présentées par d’autres organisations au cours de la même séance.
Malgré ces actions salutaires, le secrétaire général de la Préfecture du Littoral incite à plus d’engagement. Les chiffres concernant le département augurent de lendemains meilleurs mais il souhaite que l’engagement et le leadership des organisations communautaires soient toujours au top niveau. Seulement, insiste-t-il, la clé pour y arriver, c’est d’abord et avant tout le dépistage. Dr Félix Agbla, secrétaire exécutif adjoint du Cnls-Tp revient lui aussi sur le rôle des organisations communautaires qu’il juge indispensable pour la riposte contre le Vih/Sida.

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