11e édition du Masa: Rencontre des arts et cultures à Abidjan

Par Josué F. MEHOUENOU,

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La grand-messe des arts et spectacles d’Abidjan se déroule depuis samedi 7 mars dernier. Organisateurs et participants ont eu droit à une grandiose cérémonie d’ouverture à la salle François Lougah du Palais de la culture de
Treichville. Il y avait des mots et des prestations pour magnifier l’art, mais aussi pour célébrer la paix et la culture.

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Josué F. MEHOUENOU, Envoyé spécial d’Abidjan

Akwaba ! C’est avec ce mot de bienvenue à l’africaine que la Côte d’Ivoire, sinon Abidjan accueille du 7 au 14 mars prochain, les participants à la onzième édition du Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (Masa). Cette biennale a pour thème «l’Afrique-monde » avec le
Canada comme pays invité d’honneur. samedi 7 mars, le Palais de la culture de Treichville s’est paré aux couleurs des arts africains et du monde pour donner le top des manifestations à travers une riche cérémonie d’ouverture. La belle entame de cette cérémonie a été assurée par des choristes de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle et la chorale Sainte-Thérése d’Abobo. Une centaine de voix accompagnées par une vingtaine d’instruments de musique pour chanter la paix, mais aussi la Côte d’Ivoire et le Canada.
L’acte 2 sera fait essentiellement d’allocutions. Le directeur du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Francophonie, Sardou Alpha Kane fait la genèse du Masa et rappelle comment Abidjan a été choisie pour abriter en 1993, la première édition du Masa dont la création a été décidée par la deuxième Conférence des ministres en charge de la Culture tenue à Liège. Il se propose de renforcer les capacités des professionnels africains des arts vivants et permettre l’accès des artistes africains et de leurs productions au marché international. « Les arts du spectacle sont indissociables de la Francophonie », souligne-t-il.
Le maire de Treichville, François Amichia, va embrayer sur l’hospitalité de la cité, terre d’accueil des festivaliers et la présenter comme une « commune porteuse d’histoire » qui a vu s’écrire de nombreuses pages de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Il souhaitera solennellement, le «Akwaba » du Conseil municipal et soulignera la joie des Treichvillois et Treichvilloises à l’occasion. Le grand intérêt porté au Masa devenu un label fait aussi la fierté du maire. « Célébrer la culture dans un monde en proie à d’importantes mutations souvent calamiteuses est une occasion de réconcilier l’homme avec ses origines mais surtout de rapprocher les peuples car elle est un puissant moyen de rapprochement des hommes», dira l’élu municipal.

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Brassage humain et promotion culturelle et artistique

Yacouba Konaté, commissaire général du Masa est lui, heureux du thème de cette édition qui traduit le brassage et le trait d’union entre l’Afrique riche de sa pluralité cultuelle et le reste du monde. « Le Masa 2020 visera des audiences plus populaires en général et plus spécifiquement les jeunes », annonce-t-il à l’occasion. « Nous jumèlerons la scène des arts émergents avec la dynamique des Streets arts pour une fusion des principaux registres des cultures jeunes. Ce Masa s’associera également aux manifestations du trentenaire de la naissance du Zouglou ». Il investira les espaces publics par des danseurs à la verticale, des acrobates, des artistes du cirque et des marionnettes. Il fera également une place de choix aux ateliers de formation pour les groupes du pays et de la sous région.
Daniel Kablan Duncan, vice-président de la Côte d’Ivoire n’est pas moins heureux de la tenue du Masa 2020. Lui qui a été au début de cette fête de l’art ne finit pas d’en dire du bien. « L’art est le plus court chemin d’un homme à un autre », rappelle-t-il, citant un auteur. « Nous sommes là pour célébrer et magnifier l’art avec un grand art avec le Masa 2020 », poursuit-il. L’homme d’Etat voit à travers la biennale d’Abidjan, un formidable outil de brassage humain et de promotion culturelle et artistique. Il peint alors Abidjan comme la capitale culturelle du monde francophone et de l’Afrique pour le temps que dure le Masa.