Lors de leur deuxième sortie à la phase finale de la 32e édition de la Can Total, Egypte 2019, samedi 29 juin dernier à Ismaïlia Stadium, face aux Djurtus de la Guinée-Bissau, les Ecureuils du Bénin avaient pourtant à cœur de remporter les 3 points de la victoire, quitte à envisager avec sérénité la qualification pour les huitièmes. Mais, contraints au partage des points (0-0), ils auront à nourrir de profonds regrets pour avoir laissé filer leur chance.

S’il y a un adversaire bien à la portée des Ecureuils dans leur groupe considéré comme l’un des plus relevés de la compétition, ce sont les Djurtus de la Guinée-Bissau. Mais face à eux, samedi 29 juin dernier, à Ismaïlia, les poulains de Michel Dussuyer ont livré un match qui leur a paru plus difficile que prévu. A défaut d’une victoire qui leur aurait davantage ouvert les portes de la qualification pour les huitièmes de finale, ils se sont contentés d’un match nul (0-0). Et pourtant, avec le nul (0-0) qui a sanctionné le match entre leurs autres adversaires du Groupe F, les Lions indomptables du Cameroun et les Black Stars du Ghana, joué en première heure, ils avaient l’opportunité de soigner davantage leur position au classement. Mais ils se sont heurtés à une résistance de taille de la sélection bissau-guinéenne qui a fait preuve de courage et de volonté.
Non seulement l’échéance de leur première qualification au tour suivant à une phase finale de la Can risque d’être retardée, mais ils vont également continuer à courir derrière leur première victoire. Grande aura donc été la désillusion de leurs nombreux supporters. Estimés à plus de 300, ils ont tellement cru que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers allaient faire d’une bouchée les Djurtus ou Lycaons de la Guinée-Bissau.
En dehors du coup franc de Stéphane Séssegnon à la 75e min et qui a vu la reprise de Steve Mounier repoussée par la barre transversale du gardien de but de la sélection adverse, il n’y a rien eu d’intéressant à se mettre sous la dent. De même, si ce n’est pas à la fin, à aucun moment, les Ecureuils n’auront donné l’impression de mettre du rythme dans le jeu. Effectuant son retour, après une suspension, Stéphane Sességnon a été l’ombre de lui-même. Comme lui, Mickaël Poté a également été transparent à l’image de toute l’équipe qui est apparue méconnaissable et peu convaincante sur les plans tactique et technique. Le jeu qu’ils ont développé aura tellement été affligeant et insipide.
En effet, face à Candé Mamadu, Jonas Mendes, Braima Candé, Marcelo Amado Djalo, Gomes Pele, Mama Baldé, Piqueti Brito Silva et leurs coéquipiers, les Ecureuils ont peu tranché. Il y a eu peu d'occasions, peu d'engagement et peu d'envie de leur part.
Au coup de sifflet final, Michel Dussuyer ne pouvait que se gratter la tête en signe de dépit. Sur les visages de ses poulains, se lisait la tristesse. A présent, ils ne sont plus maîtres de leur destin. Reste à voir dans quel état d’esprit, ils se présenteront devant les Lions indomptables du Cameroun demain, mardi 2 juillet. Ce sera à l’occasion de leur 3e sortie dans la compétition.
En effet, ce résultat ne les arrange pas. Deuxième et à égalité avec le Ghana, le Bénin devra désormais aller chercher sa qualification lors de son dernier match contre le Cameroun, champion en titre et premier du groupe F.
Ainsi, après avoir agréablement surpris au premier match, l’équipe nationale est vite retombée dans ses travers.


Par Maurille GNASSOUNOU depuis Ismaïlia

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