Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, s’est prononcé, vendredi 7 septembre dernier, sur la disqualification du Bénin au tournoi de l’Ufoa B comptant pour les éliminatoires de la Can U17 2019. C'est à travers une conférence de presse au cours de laquelle, il a exprimé son indignation et a réitéré la bonne foi du gouvernement pour la manifestation de la vérité.

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky était vendredi 7 septembre dernier face aux hommes des médias à la salle de conférence de son ministère, afin d’éclairer l'opinion publique nationale et internationale ainsi que les passionnés du football sur la disqualification du Bénin au tournoi de l’Ufoa B à Niamey pour tricherie sur l’âge. Le ministre en charge des Sports en effet, n’a pas usé de la langue de bois. Selon lui, depuis l’avènement du Nouveau départ, le gouvernement béninois, à travers son ministère, a toujours joué sa partition pour éviter qu’une telle situation ne se présente.
« Les examens de l'IRM sont obligatoires, nous avons toujours joué notre partition en mettant les moyens à disposition de la Fédération pour qu’elle les réalise à chaque fois que l'équipe cadette ou junior est engagée dans une compétition », a-t-il déclaré. Cette volonté de combattre la triche a été plus vivace en ce qui concerne le tournoi de l’Ufoa B avec le recours à une contre-expertise pour s’assurer de l'éligibilité des joueurs sélectionnés.
« Les résultats de la contre-expertise ont été transmis à qui de droit et dans le cas des compétitions internationales, c'est la Fédération qui transmet la liste des personnes qui doivent voyager et le ministère émet les billets», explicite-t-il.
A ce propos, Oswald Homéky a exprimé l’indignation et l'amertume du gouvernement suite à ce scandale malgré tout ce qui a été fait pour l’empêcher. Pour lui, le gouvernement ne reculera pas devant cette affaire et tous ceux qui seront reconnus coupables de quelque manière que ce soit seront punis conformément aux lois de la République. Il rassure que, saisi de l’affaire, le procureur de la République pourra situer les responsabilités. Le président de la République Patrice Talon est formel quant à la lumière, et toute la lumière qui doit être faite sur cette affaire, confie-t-il. Il faut situer les responsabilités et aller au bout de cette affaire qui a terni l’image du pays à l’international. Il reste convaincu que le procureur fera son travail et n’hésitera pas à livrer les faussaires en son temps, tous les acteurs en cause étant à la disposition de la justice. «Ce n’est pas juste de dire que les cadres du ministère des Sports n’ont pas été écoutés», a-t-il également précisé, estimant que les rôles étaient clairs dans le processus qui a abouti à la sélection des joueurs pour la compétition. Selon lui, le procureur mettra chacun devant ses responsabilités. « Je ne suis pas du genre à fuir mes responsabilités. Une fois que les responsabilités seront situées par la justice, personne ne sera épargné dans cette histoire », s’engage-t-il.
Suspectant des velléités visant à noircir les projets du gouvernement dans le secteur sportif, il a rassuré le public sportif béninois que rien, ni personne, ne peut empêcher le gouvernement à réaliser ses ambitions en ce qui concerne le développement du sport national?
Des mis en cause
déposés en prison

L’enquête diligentée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou, Mario Elom’n Metonou a connu une évolution vendredi 7 septembre dernier avec la mise sous mandat de dépôt de la plupart des mis en cause dans le dossier. En dehors du professeur Vicentia Bocco, responsable du cabinet chargé de la contre-expertise et du directeur technique national, Moïse Ekoué, mis sous convocation, la majorité des mis en cause ont été déposés à la prison civile de Cotonou. Il s’agit des membres de l'encadrement technique : Lafiou Yessoufou, Jonas Nounagnon, Jean-Louis Noumagnanhan, de l'ancien président de la Fbf, Anjorin Moucharafou, du directeur des Compétitions de la Fbf, Quentin Didavi, du médecin Parfait Aïvodji et du Secrétaire administratif de la Fbf Zephyrin Deguenon. Ils vont tous comparaître le mardi 23 octobre prochain avant de connaître leur sort dans cette affaire qui est loin d’avoir livré ses secrets. De sources concordantes, la deuxième phase de l’enquête sera ouverte cette semaine avec des interpellations dans l’administration chargée de l’établissement des pièces d’identité et autres. D’autres personnes pourront être écoutées les heures à suivre pour livrer leur part de vérité dans ce dossier.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1071 fois