«A call for live» ou un appel pour la vie. C’est un projet de la Fondation Sanofi Espoir porté par CARE Bénin- Togo. Après trois ans de mise en œuvre, ses initiateurs ont fait le point au cours d’un atelier qui a eu lieu les 15 et 16 janvier derniers à Cotonou. Au terme de leurs travaux, le ministre en charge de la Santé, Dorothée K. Gazard, la directrice de CARE Bénin, Claudine Awutè Mensah et la déléguée générale de la Fondation Sanofi Espoir, Caty Forget ont, au cours d’une conférence de presse informé les journalistes sur ledit projet, ses performances et la suite à lui donner.

Donner le droit aux femmes d’accoucher dans de bonnes conditions. Tel est l'objectif au cœur du programme pilote «Un appel pour la vie». D’une durée de trois ans, il est mené par CARE Bénin-Togo en partenariat avec la Fondation Sanofi Espoir. Il est basé sur la téléphonie mobile et le désenclavement des zones rurales. C’est la commune de Ouinhi dans le département du Zou qui a servi de zone d'expérimentation à ce projet dont tout le monde dit du bien.

Jeudi 15 janvier dernier, un atelier de capitalisation a été organisé et a réuni tous les acteurs impliqués dans le projet, à savoir bénéficiaires, agents de santé, autorités locales, équipes humanitaires. Il ressort de leurs travaux que la clef de réduction de la mortalité maternelle et infantile réside dans le renforcement du maillage des acteurs de santé et dans la consolidation de leur capacité.
Selon la déléguée générale de la Fondation Sanofi Espoir, Caty Forget, «Plus aucune femme ne doit encore laisser sa vie en donnant la vie». Elle précise que le programme a permis à plus de 6 300 femmes d’avoir accès à des soins de santé et à plus de 25 000 femmes d’être sensibilisées aux bonnes pratiques et aux signes de danger, notamment grâce à des informations disponibles dans leur langue locale.
Après avoir expliqué le bien-fondé du Programme, Caty Forget a sorti les statistiques qui font froid dans le dos : 125 femmes béninoises meurent par mois de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Elle soutient que c’est possible de remédier à la situation avant d’énumérer les facteurs non médicaux qui entrent en jeu. «Les femmes consultent trop peu et trop tard quand elles sont enceintes», a-t-elle indiqué. Elle a ajouté que les femmes sont des acteurs clés du développement et de la réduction de la pauvreté.
Pour elle, la Fondation Sanofi Espoir est fière d’avoir accompagné ce projet innovant qui a impliqué tous les acteurs de la chaîne de santé. C'est pour appuyer le Bénin dans son approche intégrée de la réduction de la mortalité maternelle et infantile.
A sa suite, la directrice de CARE Bénin, Claudine A. Mensah soutient que la mortalité élevée pourrait être évitée. Pour elle, l’annonce d’une grossesse devrait être source de joie, et non d’une crainte justifiée par sa propre vie et celle de son futur enfant.
Pour Claudine A. Mensah, le projet a permis à toutes les urgences néonatales et obstétricales référées d’être évacuées à temps. Aussi les jeunes femmes ont pu accoucher dans des centres de santé et non plus à domicile comme auparavant. «Cela a été permis grâce à l’application téléphonique développée par le projet et facilitée par la mise en place de motos tricycles et d’une barque motorisée aménagées pour le transport de femmes enceintes.
Pour le ministre de la Santé Dorothée K Gazard, le projet "Call for life" a contribué à changer la vie des femmes enceintes. Mais des défis restent à relever et chacun doit contribuer à la réalisation des OMD 4, 5, 6 et 7 a dit le ministre. Elle a saisi l’occasion pour remercier tous les initiateurs dudit projet. Puis, elle a promis que le projet sera pérennisé et étendu progressivement à tout le territoire national.
Plusieurs témoignages dont celui du maire de la commune de Ouinhi, Innocent Sékou, ont montré l’importance et la nécessité du projet pour les populations.

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