Le ministre de la Santé, Dorothée Akoko Kindé Gazard et la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent ont procédé, dans la matinée d’hier mercredi 14 janvier à Cotonou, au lancement officiel du Plan intégré de communication pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin (PIC). C’était en présence des partenaires et de nombreux invités

Le Plan intégré de communication pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin (PIC) lancé hier définit le paquet de pratiques familiales essentielles (PFE) à promouvoir pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au Bénin, de même que le paquet de pratiques à promouvoir au niveau des partenaires pour améliorer la demande de service.

Dans son intervention pour la circonstance, la représentante résidente de l’Unicef, Dr Anne Vincent a précisé que le PIC permettra de contribuer, d’ici à 2018, à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile au Bénin.
Pour la représentante résidente de l’Unicef, «le ratio de mortalité maternelle demeure très élevé autour de 350-400 pour 100 000 naissances vivants et celui de la mortalité néonatale de 23 pour 1 000 régresse lentement, trop lentement». Dr Anne Vincent est revenue sur la Promesse renouvelée (APR) du ministre de la santé pour la survie de l’enfant, réaffirmant ainsi l’engagement du pays pour l’accélération de l’atteinte de l’OMD 4. «Nous sommes déjà 2015, année où on doit rendre compte des progrès accomplis», rappelle-t-elle. «Le Bénin a-t-il été à la hauteur des attentes formulées en 1990 ?», s’est-elle interrogée avant de préciser que le lancement du PIC s’inscrit dans le prolongement de cette promesse qui vient soutenir les engagements du Bénin pour l’atteinte de ces objectifs et ceux qui seront définis dans les ODD. «Toutes ces promesses ne sauraient être tenues sans la pleine participation des bénéficiaires, des familles et des communautés», a-t-elle conseillé.
Dr Anne Vincent a étayé ses propos avec quelques chiffres pour montrer la gravité de la situation avant de conclure que le PIC est un outil qui doit permettre les changements de comportement.
En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Santé Dorothée Gazard est revenue, elle aussi, sur ces chiffres et a salué le travail abattu par chacun dans le sens de la correction du tir.
Ce fut également l’occasion pour le ministre de la Santé de saluer l’assistance et surtout la contribution des partenaires techniques et financiers. Elle a promis l’élaboration des outils devant accompagner la mise en œuvre de ce Plan intégré de communication
Rappelons que c’est la directrice de la santé de la mère et de l’enfant, Olga Agbohoui Houinato qui a présenté ledit Plan à l’assistance lors de la cérémonie.

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