Pratique peu courante dans les habitudes, le bilan de santé reste indispensable dans la vie d’un individu. L’évolution de son état de santé et son espérance de vie semblent en dépendre.

Le bilan de santé est une pratique peu ou pas connue des populations béninoises. Encore appelé check-up, il permet, entre autres, le dépistage de maladies génétiques et infectieuses. Il présente un grand intérêt dans le monde du travail et en milieu scolaire. Marius Denon, fonctionnaire dans une structure de la place confie avoir fait plusieurs fois un bilan de santé à la demande de son service. Il précise que c’est une obligation professionnelle chaque début d’année. Il estime qu’il est nécessaire à tout individu de faire un bilan. Cependant, du fait de la cherté des examens, Marius n’arrive pas à faire un bilan de santé à sa famille, quoiqu’indispensable à son avis. Eliane Yédjénou avoue avoir plusieurs fois fait un bilan de santé, non seulement sur recommandation de son docteur, mais aussi pour contrôler annuellement son état de santé.
Selon Lawani Ismaïl, médecin généraliste, le bilan de santé ou le check-up est un ensemble d’examens réalisés de façon périodique permettant d’évaluer l’état de santé général d’une personne. Ceci permet de détecter, d’après le médecin, des affections avant qu’elles ne se manifestent. Il permet également de suivre l’évolution d’une maladie et doit se faire de façon annuelle selon l’âge, le sexe et des facteurs de risques auxquels est exposé l’individu. «Ces affections pourraient apparaitre dans l’intervalle d’une année », éclaire-t-il. Lawani Ismaïl affirme que le bilan habituel comprend le bilan clinique du médecin et les examens de sang ou para cliniques. Pour lui, on distingue deux types d’examens au cours d’un bilan : l’examen clinique et para clinique. L’examen clinique permet, d’après lui, d’orienter les examens para cliniques focalisés sur les parties du corps supposées affectées; ce qui réduit un tant soit peu le coût du bilan en général.
Lawani Ismaïl reconnait la réticence des patients à faire un bilan annuel de santé du fait de la cherté de certains examens. Il précise néanmoins que les examens cliniques coûtent le prix d’une consultation. Il n’y a pas d’âge particulier pour commencer à faire un bilan de santé. Même un nouveau-né est appelé à faire un bilan de santé qui est beaucoup plus clinique sous le contrôle d’un pédiatre dès la naissance, ajoute-t-il. Il distingue deux types de bilans à savoir le général et le spécifique. Cependant, il est recommandé à des âges précis un bilan spécifique qu’il faut répéter à des intervalles précis. Par exemple, à partir de 50 ans, il y a la coloscopie qui permet de faire un dépistage du cancer de côlon. Avant l’âge de 50 ans, dès que la jeune fille commence à développer les seins, on lui conseille de faire un examen dénommé ‘’autopalpation’’ du sein tous les mois. « Il y a également des bilans focalisés qui ont des périodicités données dont les délais de début varient », indique-t-il.
L’idéal, selon Ismail Lawani, serait qu’on exige du Béninois un bilan de santé dans n’importe quel secteur d’activité afin de dépister à temps des pathologies graves pour mieux les soigner.

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