En plus des 5 cas confirmés de fièvre hémorragique à virus Lassa, le Bénin vient d’enregistrer la semaine écoulée deux nouveaux cas. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, l’a fait savoir, vendredi 4 décembre dernier à Cotonou, lors de son point de presse hebdomadaire à son cabinet.

Lentement mais sûrement la fièvre hémorragique à virus Lassa prend de l’ampleur au Bénin. Deux nouveaux cas viennent d’être enregistrés, la semaine dernière, malgré le dispositif sécuritaire mis en place par le gouvernement. Le premier est un jeune homme de 22 ans, cultivateur, cas contact de la première patiente confirmée à Parakou parce que l’ayant transportée du Nigeria à Parakou pour des soins. La 2e patiente est la copine du jeune homme malade. Agée de 18 ans environ, apprentie couturière, elle vivait avec son conjoint au Nigeria et elle l’a suivi pour revenir dans leur village natal dans la commune de Tanguiéta. Ces deux nouveaux cas sont des contacts de la première malade.
Selon le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, du début de la déclaration de l’épidémie par notre pays, le vendredi 7 décembre 2018 au vendredi 4 janvier 2019, 15 cas au total ont été enregistrés parmi lesquels 6 sont confirmés au virus Lassa, deux probables et sept cas suspects dont les prélèvements se sont tous révélés négatifs. Les analyses de la dernière patiente se poursuivent au laboratoire. Les cas confirmés par le laboratoire et sous traitement vont tous bien et les résultats de contrôle sont attendus pour laisser rentrer 5 parmi eux à la fin de cette semaine. Les cas contacts enregistrés en cours de suivi sont au nombre de 27 le vendredi dernier.
Par ailleurs,en dehors de ces malades, 13 alertes ont été enregistrées dont 1 de Tchaourou, 1 de Ouèssè, 3 de Cotonou, 1 de Dogbo, 1 de Pobè et 6 de Porto-Novo. Heureusement, ces alertes ont été toutes écartées parce que les résultats de laboratoire sont négatifs.
Les activités de riposte se poursuivent. La veille sanitaire ainsi que la sensibilisation à l’endroit des populations sont maintenues. Les coordinations nationale et départementales des interventions tiennent leurs sessions et la prise en charge des patients est assurée. La situation reste sous contrôle et nul n’a le droit de céder à la panique. Le ministre de la Santé a, par ailleurs, invité les populations à poursuivre avec un strict respect l’application des mesures de prévention, notamment les règles d’hygiène que préconisent les nombreux messages de sensibilisation.

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