La table ronde de Cotonou sur la relance et le financement de la vaccination s’est achevée vendredi 5 octobre dernier, sur une note de satisfaction. La Déclaration qui a sanctionné les travaux met en exergue plusieurs recommandations en faveur du repositionnement de la vaccination, de même que des engagements pris de part et d’autre, en vue de la mobilisation des ressources.

La table ronde de Cotonou sur la relance et le financement de la vaccination a permis de définir des orientations claires et opérationnelles en faveur de la vaccination au Bénin. Les conclusions issues des travaux dévoilent la nouvelle feuille de route que le pays entend mettre en œuvre en faveur du repositionnement de la vaccination.
D’après la Déclaration de Cotonou, les parties prenantes «s’engagent à mettre en place, à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, une bonne gouvernance et des mécanismes de coordination et de redevabilité inclusifs et multisectoriels; à mettre en œuvre de façon rigoureuse le plan national de renforcement de la surveillance des maladies évitables par la vaccination ».
Elles prennent également l’engagement de mettre en place à «l’échelle nationale, des initiatives basées sur l’équité permettant d’assurer à tous les enfants du Bénin, notamment ceux vivant dans les communautés peu ou pas desservies à travers l’approche ‘’atteindre chaque enfant’’ recentrée sur l’équité, l’initiative vaccination décentralisée et la mise en place de groupes techniques de coordination pour la vaccination et les stratégies innovantes ».
Les participants recommandent au Bénin de faire la revue des textes de la décentralisation afin d’étendre les compétences locales aux activités de santé en général et de vaccination en particulier. Leurs recommandations tiennent aussi à l’installation d’un fonds national pour la vaccination qui sera un mécanisme crédible et efficace de collecte et de gestion du financement domestique de la vaccination.
Aussi, plaident-ils auprès du gouvernement pour qu'il prenne des mesures en faveur de l’exonération des vaccins, consommables et autres intrants vaccinaux, et d’accélérer le processus de décentralisation des ressources dédiées au Programme élargi de vaccination (Pev), vers les niveaux intermédiaire et opérationnel.
Ils lancent un appel aux partenaires privés nationaux à contribuer au financement de la vaccination à travers le Fonds national pour la vaccination ou à travers des contributions directes.
Selon le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, Jean-Pierre Baptiste, les conclusions des travaux doivent servir désormais de bréviaire pour le repositionnement de la vaccination au Bénin.
« La feuille de route que nous nous sommes librement donnée doit être notre référence de manière à permettre une mobilisation de financement et une relance effective de la vaccination au Bénin », espère-t-il.
D’ores et déjà, chaque acteur promet de jouer sa partition. «Nous veillerons à ce que les acquis de ce rendez-vous ne soient pas un gâchis du fait d’un manque de volonté politique ou d’un défaut de suivi », promet le gouvernement à travers le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
« Nous marquons notre adhésion et réitérons notre engagement pour poursuivre les efforts en faveur de la vaccination », s’engage le secrétaire exécutif de l’Agence de médecine préventive Afrique, Alfred da-Silva.
A l’échéance 2023, le Bénin appréciera davantage les retombées de la table ronde de Cotonou sur les bénéficiaires.

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