Les ministres de la Santé, Benjamin Hounkpatin, de la Justice et de la Décentralisation ont rencontré, vendredi 14 septembre dernier à Cotonou, les préfets, directeurs départementaux de la Santé et de la Police républicaine. Ceci en vue de les impliquer davantage dans la lutte contre les cliniques, centres de santé et les morgues non autorisés. 

Déterminé à mener une lutte contre les cliniques et centres de santé privés, pharmacies et morgues non autorisés, le gouvernement a opté pour l’implication des autorités en charge de la sécurité et de la santé. Après les acteurs de la santé, le ministre Benjamin Hounkpatin a rencontré les préfets des douze départements du Bénin, les directeurs départementaux de la Santé et de la Police républicaine, en présence des ministres de la Justice et de la Décentralisation. 

« La santé n’a pas de prix et la sécurité doit passer par la santé », précise le ministre de la Santé à l’entame de cette rencontre. D’où son appel aux préfets, directeurs départementaux de la Police républicaine et de la Santé afin qu’ils prennent le devant de cette lutte que le gouvernement entend mener pour le bien-être des populations. Ainsi, par des actions concertées et l’appui des procureurs, ils sont appelés à mettre fin au phénomène de manipulation irresponsable des corps dans les morgues, aux pratiques rétrogrades et inappropriées et soins ne respectant aucune norme dans les cliniques non autorisées ainsi qu’à la prolifération d’échoppes de vente de faux médicaments.
Ces diverses actions envisagées, selon le ministre de la Santé, contribueront à assainir le secteur.
« Les morgues, que ce soit à l’intérieur du pays ou au cœur des grandes villes, ne respectent pas les normes. Ce qui aggrave les problèmes de santé des populations », a déploré le préfet Modeste Toboula.
Régler les divers problèmes qu’il a évoqués, pour Benjamin Hounkpatin, participera à l’amélioration substantielle des indicateurs de santé.
Les populations pourront ainsi avoir accès à des centres de santé équipés et se feront suivre par des agents qualifiés. Il sera aussi question de veiller à la qualité de l’accueil et des soins.
Selon les préfets, la lutte se mène déjà sur le terrain et il ne reste qu’à la renforcer. Ils ont donc saisi l’opportunité pour faire part aux ministres de leurs difficultés sur le terrain de même que les problèmes à régler pour l’efficacité de cette lutte. Au nombre de ces difficultés, ils ont cité les différends frontaliers avec les pays voisins, les dépôts pharmaceutiques illégaux, la réticence des élus locaux à s’engager dans la lutte de peur d’être déboutés par leurs électeurs, les problèmes logistiques, l’absence d’une feuille de route, de dépôts pour le stockage des produits et du matériel saisis, etc.
Des inquiétudes que les ministres présents ont tenté de dissiper en les rassurant de la mise à leur disposition de moyens nécessaires pour réussir la mission.
Une large part sera accordée par ailleurs à la sensibilisation des populations.

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