Deux cas de personnes saignant du nez, dont l’une a rendu l’âme, font craindre, dans le Mono et le Couffo, l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa. Mais pour le moment, les responsables départementaux du secteur de la santé récusent la thèse de cette infection.

Un cas suspect de malade à virus Lassa a mis en alerte générale, ce week-end, le département du Mono. Et pour en avoir le cœur net, un prélèvement a été opéré et soumis à examen dans un laboratoire compétent. De cet examen, il ressort « Le résultat est revenu négatif », s’est réjoui, dans la soirée du samedi 17 février dernier, Dr Etienne Hounkonnou, directeur départemental de la Santé. Il en déduit qu’il n’y a « pas de Lassa pour le moment dans le Mono ».
Le patient qui présentait quelques signes, dont le saignement du nez, avait été référé, le vendredi 16 février à l’hôpital de zone communément appelé « hôpital cent lits » à Comé. En provenance de Monnonkpon, un village de la commune de Comé, il avait fait l’objet de traitement isolé des autres malades.
A rappeler que Comé est une commune du Mono où il se développe, depuis des années, le commerce de la viande de brousse.
Dans le Couffo, c’est une autre personne qui a été retrouvée morte après avoir saigné sur son lieu de travail. La découverte a été faite dans le village de Gougan, arrondissement de Godohou, commune d’Aplahoué.
Par rapport à ce dernier cas, il n’a pas été possible de faire de prélèvement en vue de s’assurer si la mort est provoquée par la fièvre hémorragique à virus Lassa. « Des dispositions ont été prises, cependant, pour procéder à un enterrement digne et sécurisé de la dépouille », a indiqué le directeur départemental de la Santé dans le Couffo, Dr Jean Yaovi Daho. Il ajoutera que les personnes ayant côtoyé le vieil artisan avant son décès, ont été recensées et mises en observation.

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