Des patients se sont vus refuser, ces derniers temps, la possibilité de faire valoir leur prise en charge dans des hôpitaux publics du Bénin. Il s’agit notamment des fonctionnaires qui, ne sachant à quel saint se vouer, ont choisi de déverser leurs plaintes et amertumes notamment sur les réseaux sociaux. Mais c’est sans compter avec le sens d’écoute du gouvernement dont le ministre en charge de la Santé, Alassane Séïdou, a profité de la situation pour rappeler à l’ordre ses proches collaborateurs de la pyramide sanitaire. Ceci a été fait, dans la semaine dernière, à travers la note n°078/MS/DC/SGM/SA, portant suspension de la mesure de refus des prises en charge, adressée aux directeurs départementaux de la Santé et aux directeurs d’hôpitaux.

« Il nous est revenu que, depuis quelques semaines, les prises en charge délivrées aux agents de l’Etat encore en fonction, aux agents retraités, et à tous les ayants droit, ne sont plus acceptées par certains hôpitaux. Je voudrais vous rappeler que les prises en charge délivrées aux personnes ci-dessus indiquées, par les services compétents, sont toujours valables dans les hôpitaux publics, jusqu’à nouvel ordre », lit-on dans la note. Cette réaction du ministre constitue un ouf de soulagement pour les fonctionnaires dont les pouvoirs d’achat sont déjà éprouvés par ces temps-ci. Elle arrange surtout le sort de ceux parmi eux qui prennent leurs soins au Centre national hospitalier universitaire, Hubert Koutoukou Maga qui aura été le plus indexé par rapport au refus.
A l’intérieur du pays, rares sont les départements où la mesure du rejet a été effectivement mise en œuvre. « Le Mono, par exemple, n’a pas connu de refus des prises en charge », a fait savoir Etienne Hounkonnou, le directeur départemental de la Santé n

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

 

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