Le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, avec à ses côtés sa collègue des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Adam Chabi Taro, a rencontré les acteurs de la santé, ce mardi 19 décembre à Cotonou, pour partager avec eux le contenu du dispositif de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et faire un point sur le processus de conception et d’élaboration du projet. Il était assisté dans cet exercice par les membres de l’unité de coordination.

Le ministre de la Santé, Alassane Seïdou, a échangé hier avec les acteurs de la santé sur le dispositif de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Cette rencontre est la première d’une série au cours de laquelle les acteurs de la santé ont l’occasion d’apporter leur expertise à la construction de cet édifice qui vise principalement à renforcer la solidarité nationale, en soulageant les couches sociales vulnérables et en réduisant la précarité au Bénin.
Elle offre l’opportunité aux acteurs de la santé de prendre connaissance du processus de conception et d’élaboration du document conceptuel du projet Arch ainsi que des options stratégiques envisagées par sa mise en œuvre, afin de formuler des avis techniques et commentaires pouvant permettre au gouvernement d’améliorer au besoin l’approche adoptée.
Une stratégie qui, selon le ministre de la Santé, est mise en œuvre à travers le projet qui est un paquet de quatre services à savoir : l’assurance maladie, la formation, l’accès au crédit et l’assurance retraite.
Il rappelle qu’en décidant d’organiser un dialogue inclusif autour de l’initiative, le gouvernement a voulu imprimer un nouveau dynamisme au processus de conception et de mise en œuvre du dispositif, en y associant tous les acteurs concernés. Cela permettra de faire participer l’ensemble des parties prenantes à la réflexion afin de bâtir un dispositif consensuel, inclusif et cohérent, ce qui facilitera son opérationnalisation et l’atteinte des objectifs.
Faisant un point de la situation, Alassane Séïdou affirme, en ce qui concerne l’accès au système financier, que les opportunités offertes aux acteurs de l’informel restent très limitées avec des taux d’intérêt élevés qui conduisent à des taux d’impayés de plus en plus importants.
Sur le plan de la retraite, il poursuit qu’il y a une inégalité de chance et d’accès entre travailleurs du secteur formel et ceux du secteur informel, ces derniers n’ayant quasiment pas accès aux systèmes de retraite, en dehors de quelques initiatives éparses qui fonctionnent à une échelle réduite.
« En réponse à ces constats et tenant compte des leçons de la mise en œuvre du dispositif actuel de protection sociale, le gouvernement a adopté une nouvelle stratégie intégrée et plus inclusive d’extension de la protection sociale pour améliorer le bien-être des populations », ajoute-t-il.
Le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Adam Chabi Taro, a invité, les acteurs de la santé présents à la séance à relayer l’information auprès des concitoyens. Elle rappelle que le processus de la formulation du projet Arch a démarré depuis août 2016, et a été confié par décret pris en Conseil des ministres à un comité technique chargé de la conception et de l’élaboration du document du projet Arch.

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