Ce vendredi 1er décembre, le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, célèbre la Journée mondiale de lutte contre le Sida. En prélude à cette célébration, le président honoraire de la Société africaine anti-Sida, Pierre Mpelé, a organisé, mercredi dernier à Cotonou, une conférence de presse sur le thème : « Le Sida hier, aujourd’hui et demain ». L’espoir est permis avec les avancées notées.

Le Vih/Sida est une maladie qui jusqu’à nos jours n’a pas encore de vaccin. Pourtant, Pierre Mpelé, président honoraire de la Société anti-Sida, affirme que l’espoir est permis tirant leçon des stratégies mises en place contre le Vih et des résultats obtenus. En 2017, selon le rapport de l’Onu-Sida, 36 millions de personnes vivent avec le Vih dans le monde dont 26 millions en Afrique. Notre continent, a dit Pierre Mpélé, a été le plus touché pour plusieurs raisons. Parmi celles-ci, il a mentionné les facteurs de risques, ensuite les déterminants socioculturels et l’insuffisance des réponses spécifiques et des stratégies les plus adaptées pour contrer l’épidémie du Vih/Sida. Et ceci, malgré les efforts qui sont déployés. Les dix dernières années, a expliqué le conférencier, l’Afrique a réorienté et réadapté ses stratégies qui ont commencé par produire des résultats en termes du plus grand accès aux antirétroviraux pour les hommes et les femmes et même pour la transmission de la mère à l’enfant. De sorte que de plus en plus on assiste à des personnes qui vivent avec le Vih et qui ont des enfants qui ne sont pas contaminés par le Vih/Sida.
Avec ces résultats, on peut se permettre de dire que l’espoir est permis et qu’on peut arriver un jour à la disparition du Vih. Pour Pierre Mpelé, il suffit de continuer à accélérer les stratégies prometteuses mises en place ces dix dernières années. Au nombre de ces stratégies, il a relevé que le dépistage est obligatoire.
A cet effet, rappelle-t-il, l’orientation de l’Onu-Sida les 90-90-90. « Il faut absolument que toutes les personnes aient accès au dépistage ; ce qui permet de savoir si on est une personne vivant avec le Vih ou on est séronégatif », a-t-il insisté. Et aujourd’hui, de plus en plus de personnes qui vivent avec le Vih/Sida ont accès au traitement. Ce qui est valable pour le Bénin et dans beaucoup de pays africains grâce au financement du Fonds mondial et à l’effort des gouvernements eux-mêmes qui contribuent à faire en sorte que le traitement soit accessible à toute personne vivant avec le Vih/Sida. Et le traitement est très important pour ceux qui vivent avec le Vih/Sida parce qu’il permet d’avoir une survie confortable, d’être en bonne santé étant malade mais avec le traitement. Il permet aussi de contribuer à la prévention parce que lorsqu’on a une charge virale à zéro, on n’est plus en mesure de transmettre le virus. Donc, c’est à la fois un traitement curatif, même si ce n’est pas une guérison totale, mais aussi préventif. Le dépistage est aussi important parce que celui qui est séronégatif lorsqu’il est conscient de sa séronégativité, il doit adopter les comportements qui lui permettent de rester séronégatif. C’est pourquoi il faut placer le dépistage au centre des stratégies d’aujourd’hui et de demain pour espérer contrôler l’épidémie du Vih/Sida en Afrique.
C’est pourquoi, rappelle Pierre Mpelé, la principale activité de la Société africaine anti-Sida depuis 1990 est d’organiser la grande conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique. Cette conférence permet de rassembler les personnes vivant avec le Vih (Pvvih), les leaders communautaires, les leaders politiques, les scientifiques, les médecins, les Ong et les chercheurs pour partager l’information. Elle leur permet également de se remobiliser et de se remotiver pour repartir avec un souffle nouveau pour combattre le Sida dans les différents pays?

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