Le Bénin a connu en l’espace de six mois, deux cas de naufrage sur l’un de ses plans d'eau. Des drames dont les dégâts restent encore vivaces dans les esprits. Néanmoins, on tend vers le bout du tunnel, au regard des nombreuses mesures envisagées par les autorités du pays.

Deux cas de naufrage en l’espace de six mois au Bénin. L’un à Goroubéri le mercredi 13 février dans l’après-midi, sur le fleuve Niger au niveau de la localité de Samba, où une pirogue a chaviré avec à son bord une centaine de passagers dont 64 ont pu être secourus. Le deuxième drame est survenu à Bopa dans le département du Mono le lundi 5 août dernier avec environ douze décès et quelques rescapés. Ces accidents qui suscitent émoi et crainte au sein des populations, qui n’ont autre possibilité que ce canal de voyage, peuvent bientôt être évités si la conscience collective adhère aux différentes mesures prévues par les autorités. Le gouvernement, quelques jours après le drame de Bopa, a dépêché une délégation ministérielle sur les lieux composée des ministres Romuald Wadagni de l’Economie et des Finances, Benjamin Hounkpatin, en charge de la Santé et Kakpo Mahougnon, des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle.
En prenant connaissance de la situation, la délégation ministérielle a annoncé diverses mesures, lesquelles visent à mettre fin aux drames qui surviennent sur les lacs et fleuves, soit par ignorance, soit par négligence des conducteurs de barques motorisées. La première action envisagée par le gouvernement est de renforcer les moyens humains et matériels de secours au niveau des embarcadères. Ce qui suppose que les personnes qui voyagent par pirogue pour rallier les différentes localités riveraines du lac sont sous une haute surveillance et susceptibles d’être secourues en cas de survenance de naufrage. La deuxième action est le déploiement et la présence constante des forces de sécurité sur les embarcadères. Ainsi, les chargements des barques doivent désormais se faire avec plus de prudence, de vigilance et de sécurité possible afin de préserver la vie des populations lacustres. D’autres mesures sont également envisagées telles que l’interdiction de la navigation à partir de 19h, de la surcharge et de l’embarquement de passagers et de marchandises dans la même barque. Le renforcement de capacité des pilotes est envisagé ainsi que la mise à disposition de chaque voyageur de gilet de sauvetage. Mais les populations lacustres doivent adhérer à ces différentes mesures, seule condition pour limiter les drames sur les lacs. Ainsi, le trafic fluvial sera désormais encadré à la satisfaction des populations lacustres elles-mêmes et autres touristes qui visitent le pays à travers ces régions.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 396 fois