Le réchauffement climatique constitue une menace pour toute la planète. Il se retrouve au cœur des préoccupations au plan international. Au Bénin comme dans beaucoup de pays, plusieurs initiatives sont prises pour lutter contre le phénomène. Elles sont à encourager en vue de la préservation et de la protection de l’environnement.

La lutte contre le réchauffement climatique passe par l’intensification des mesures de protection de l’environnement. Ce dernier subit des perturbations liées aux actes de pollution tous azimuts. L’émission de gaz à effet de serre, les rejets de déchets solides ménagers dans les zones humides, l’exubérance des ordures au niveau des terres pleins centraux, des caniveaux … créant des désagréments à la nature constituent autant de menaces à l’environnement pour lesquels il faut réguler les pratiques ou faire changer les comportements des populations. Selon les spécialistes, ces actes intensifient le réchauffement climatique dont les effets se font ressentir. Le décalage des saisons, l’abondance de pluie, l’inondation en cascade, l’érosion des cultures, l’intensification de la chaleur ; même les Océans absorbent la chaleur plus qu’il n’en faut, à en croire certains océanographes… Le changement climatique est là, c’est une évidence et chaque pays cherche des mesures résilientes, pour s’adapter. Une adaptation qui passe par la mise en œuvre de projets et une politique claire qui régit les activités ou les actions des citoyens. 

La loi n°2018-18 du 06 août 2018 sur les changements climatiques votée par le parlement fixe le rôle de l’Etat en termes d’actions résilientes aux changements climatiques. L’article 6 précise : « L’Etat, en tant que garant du droit des populations à un environnement sain, assure dans toutes les initiatives portant sur les changements climatiques le respect des principes ci-après : préserver le système climatique contre les changements climatiques et leurs effets et conséquences négatifs dans tous les secteurs économiques et sociaux fragiles et vulnérables ; prendre des mesures de précaution pour prévoir, prévenir ou atténuer les causes des changements climatiques et en limiter les effets et conséquences négatifs ; prendre toutes les dispositions pour s’adapter au nouveau contexte climatique ; œuvrer pour un développement durable en intégrant dans les programmes et projets nationaux de développement des mesures destinées à faire face aux changements climatiques ; rendre responsables, directement ou indirectement l’auteur ou les auteurs de tout acte ou activité susceptible d’entraîner des perturbations du climat avec des effets et conséquences négatifs ». L’article 9 de la même loi invite l’Etat et les collectivités territoriales à veiller à l’intégration, dans les politiques, stratégies, budgets et plans de développement communal, des mesures d’adaptation aux changements climatiques et à leurs effets et conséquences négatifs ou visant à atténuer lesdits effets.
Dans ce cadre, le gouvernement à travers le ministère du Cadre de vie et du Développement durable ainsi que certaines organisations non gouvernementales qui travaillent sur les thématiques liées à l’environnement ne manquent pas d’ingéniosité. A la direction générale de l’environnement et du climat (Dgec), l’expérience du Bénin dans la construction des fours améliorés Thiaroye dont des modèles sont déjà construits et utilisés par des fumeuses dans les localités d’Avrankou, Adja-Ouèrè, Sèmè-Podji fait école. Une possibilité de partenariat entre l’Ong Jeunes volontaires pour l’environnement (Jve) et la Dgec est envisagée sur les avantages des fours améliorés et les risques sanitaires, tant pour les fumeuses que pour le consommateur, liés à la pratique traditionnelle de l’activité de fumage. Le projet de renforcement de l’autonomisation des femmes fumeuses de poissons sur le littoral au Bénin piloté par Jve vise, entre autres objectifs, la réduction des émissions de CO2 issues de l’activité de fumage. Il est axé tant sur la santé des fumeuses et la protection de l’environnement que sur la qualité du produit fini. Il a aussi l’avantage de réduire l’émission des gaz à effet de serre dans les zones de fumage. Intensifier ces initiatives sera donc d’une grande portée pour le pays.

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