Les caniveaux de l’axe menant de l’usine d’engrais de l’arrondissement de Godomey au quartier Dékoungbé, dans la commune d’Abomey-Calavi, servent de dépotoir à toutes sortes de déchets solides ménagers. Un acte d’indélicatesse qui contraste avec les mesures du gouvernement visant l’assainissement du cadre de vie.

La dégradation du cadre de vie prend une allure inquiétante dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi. Les actes d’indélicatesse par lesquels s’illustrent négativement les habitants du quartier Dèkoungbé ont de quoi choquer. Ces cas de pollution contrastent bien avec la politique du gouvernement visant l’assainissement du cadre de vie. L’axe menant de l’usine Godomey à Dèkoungbé jusqu’à la hauteur de la carrière de sable de Togbin végète dans une déconcertante insalubrité. La pollution environnementale déjà une réalité dans ce quartier s’en trouve aggravée par les rejets en pleine ville des déchets solides ménagers et autres détritus. 

Les lieux de dépôt de déchets par prédilection des habitants de ce quartier sont désormais les caniveaux à ciel ouvert le long du tronçon. Ces derniers sont ainsi obstrués par des déchets de tous genres. Lesquels endommagent dangereusement l’infrastructure réalisée pour drainer les eaux de ruissellement. « Il est difficile aux piétons de passer sur cet axe contrairement aux autres ruelles que tout le monde emprunte sans heurt sur le trottoir après les opérations de libération des espaces », indique Abdon G. Houtaï, usager de ce tronçon.
Outre l’obstruction des caniveaux où sont déversées des tonnes de déchets au quotidien, il est quasi impossible de longer cette artère sans se pincer le nez ou sans presser les pas pour ne pas inhaler les odeurs fétides dégagées par les ordures et divers rejets dans les canalisations. Originellement consacrées à l’écoulement des eaux, ces canalisations sont déviées de leur but.
Face à des élus communaux presque impuissants, le gouvernement se voit encore à moudre du grain, fort de son engagement à assainir le cadre de vie des populations. Dame Jeanne Affo, revendeuse aux abords de la voie, presque effarée par l’inconfort sur le tronçon, s’en remet aux pouvoirs publics pour assainir l’axe.
Une action d’envergure prenant en compte le curage des caniveaux et la surveillance des lieux par des vigiles est suggérée par des riverains pour mettre fin à cette pollution.

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