Le Bénin à l’instar de la communauté internationale commémore le 6 octobre prochain la 33e Journée mondiale de l’habitat. En prélude à cet évènement, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a saisi l’occasion de sa rencontre avec les professionnels des médias, vendredi 28 septembre dernier, pour en appeler à la gestion efficiente des déchets solides dans les villes et rappeler la construction des logements sociaux envisagés par le gouvernement dans les jours à venir.

« Gestion municipale des déchets solides ». C’est le thème retenu pour la 33e Journée mondiale de l’habitat cette année. En attendant les manifestations de cette journée célébrée le 6 octobre prochain, José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable a échangé avec les journalistes à son cabinet. Une rencontre élargie à la mairie de Cotonou au cours de laquelle il a souligné l’urgence de réfléchir sur l’épineux problème de la gestion municipale des déchets solides.
Le gouvernement de la Rupture met un point d’honneur sur la ville propre et durable. Ainsi, les municipalités devraient l’accompagner dans cette politique pour offrir toutes les commodités d’une ville attrayante aux populations. La production des déchets au Bénin, d’après le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, ne cesse de croître avec l’urbanisation et la concentration des populations dans les centres urbains. Les cinq villes du Grand Nokoué à savoir Abomey-Calavi, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Sèmè-Kpodji génèrent chaque année, près de 380 000 tonnes de déchets, en progression constante et accélérée, concourant à accroître la dégradation du cadre de vie, et notamment la santé des populations. Il en veut pour preuve l’amoncellement de déchets le long des routes et sur les terre-pleins centraux, caniveaux, lacs, ruisseaux comblés, décharges sauvages en progression… qui sont quelques manifestations visibles du phénomène. Il note que cette situation est le résultat d’une défaillance des responsables en charge de la collecte et de la bonne élimination de ces déchets et des pratiques inappropriées des populations concernées.
Pour résoudre durablement cette question, informe le ministre, il faut changer de paradigme en activant plusieurs leviers à travers la réorganisation de la filière de gestion des déchets, l’accompagnement des municipalités à considérer ces déchets comme une opportunité d’investissement pour le secteur privé et de développement économique ainsi que la sensibilisation des populations à un comportement différencié vis-à-vis des déchets. « Le potentiel économique des déchets comme ressources à travers la production d’énergie, le recyclage ou la création d’emplois est un moyen pour limiter l’impact de l’homme sur la planète », a informé le ministre qui retient que c’est l’essence et la vocation du projet de modernisation de la gestion des déchets solides du Grand Nokoué. Ainsi, une nouvelle approche de la gestion des déchets dans les municipalités sera développée à travers les trois composantes opérationnelles de ce projet, à savoir la collecte et le transfert, le traitement et la valorisation, l’enfouissement sanitaire des résidus non valorisables.

322 milliards pour la première phase des logements sociaux

Sur les 20 000 logements sociaux envisagés par le gouvernement, la première phase de 12 049 d’un montant global de 322 milliards démarre très prochainement. Les travaux de viabilisation primaire démarrent à la fin du mois d’octobre 2018 et ceux des logements avant la fin de l’année. En informant des dispositions prises par le gouvernement, le ministre José Didier Tonato a précisé que 10849 logements seront construits sur le site de Ouèdo à Abomey-Calavi. 525 logements sont prévus à Parakou, 275 à Porto-Novo, 35 sont prévus respectivement à Allada, Dassa-Zoumè, Lokossa, Aplahoué, Pobè, Kandi. Les communes de Djougou, Natitingou et d’Abomey bénéficieront de 50 logements et Ouidah aura ses 40. Il faut rappeler que ces différentes constructions sont prévues sur financement de la Boad, de la Bid, de la Cnss, de l’entreprise Poly internationale et des promoteurs immobiliers. Les différentes communes sont appelées à réfléchir sur la gestion des déchets que ces logements vont produire une fois achevés. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette journée de l’habitat.

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