L’alerte qui annonce les lâchers du trop-plein des eaux du barrage de Nangbéto dans le fleuve Mono est donnée, hier lundi 10 septembre, à travers un communiqué de la direction de la Centrale de Nangbéto.

Référencé n°352/Ceb/Dcn/2018, le texte informe sans détour sur les risques d'inondation des populations situées en aval du barrage suite aux éventuels lâchers. « Après les analyses de toutes les données de prévisions météorologiques dont nous disposons pour le reste de la saison, la direction de la Centrale de Nangbéto propose une alerte précoce aux risques », précise le communiqué. L’intérêt de cette alerte, à en croire la direction de la Centrale, réside dans l’invite à renforcer des séances de sensibilisation à l’endroit des communautés des zones à grands risques. Et pour contenir les menaces, plusieurs communes du département du Mono concernées n’ont pas tardé à relever le niveau de leur vigilance.
A Athiémé, par exemple, où le niveau du fleuve est suivi, depuis quelque temps tel du lait sur le feu, la diffusion sur la radio locale du communiqué a été aussitôt intégrée aux actions de sensibilisation en cours. « Nous avons déjà déclenché l’alerte et des communiqués de sensibilisation sont diffusés en boucle sur la radio», confirme Cyrille Adankanhoun, point focal de gestion des catastrophes de la commune. Demain mercredi, ajoute-t-il, la commune va abriter une séance d’actualisation de son plan d’action prioritaire en matière de gestion des catastrophes. Y prendront part l’Agence nationale de la protection civile (Anpc) et plusieurs autres partenaires, a fait savoir M. Adankanhoun.
Selon le communiqué en date du 10 Septembre, le barrage de Nangbeto a atteint la moitié de la capacité de réservoir bien que les deux groupes soient en marche continue depuis 16 juillet 2018. La période de risques signalée s’étend de septembre à novembre prochain, soit trois mois d’anxiété pour les populations directement concernées mais aussi pour tout le pays qui n’a pas encore fini de gérer les inondations survenues dans le septentrion.
Les inondations de l’année dernière, aggravées par les lâchers d’eaux du barrage de Nangbéto, ont causé notamment à Athiémé et à Grand-Popo des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

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