La directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie, Jeanne Josette Akoha Acacha a ouvert, vendredi 29 septembre dernier à Cotonou, l’assemblée générale constitutive de la Communauté des fabricants et poseurs de matériaux locaux de construction (Cfpmlc). Un creuset qui vise à valoriser et à promouvoir lesdits matériaux.

« Valoriser et promouvoir les matériaux locaux dans la construction, l’habitat et les infrastructures communautaires pour un développement centré sur nos ressources naturelles ». Tel est, selon la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Akoha Acacha, l’objectif général que poursuit la Communauté des fabricants et poseurs de matériaux locaux de construction (Cfpmlc). Cette dernière a pour objectifs spécifiques, insiste-t-elle, d’assurer la vulgarisation des matériaux locaux, d’œuvrer à l’établissement des normes et des règles de mise en œuvre de ces matériaux et enfin d’améliorer la qualité des produits et des prestations.
Pour Jeanne Josette Akoha Acacha, le ministère promeut, dans le cadre de la célébration ce jour de la Journée mondiale de l’habitat, l’organisation d’un salon international de l’immobilier et des matériaux modernes, avec une part belle à l’exposition griffée Cfpmlc. Elle a poursuivi que le Programme d’actions du Gouvernement (Pag) et sa composante « Cadre de vie » constituée du projet phare de construction de 20 000 logements sociaux et économiques et des projets prioritaires comme la construction de cités ministérielle, administrative et départementales ne peuvent être accessibles et durables qu’avec une bonne proportion de matériaux locaux. Selon Jeanne Josette Akoha Acacha, le Gouvernement compte sur lesdits matériaux pour la mise en œuvre de ces projets. Elle déclare compter sur la disponibilité de la communauté naissante pour mener à bien lesdits projets.
Maurille Smith, président du comité d’organisation de ladite communauté, fait remarquer que les besoins de logements décents à prix abordable ne cessent d’augmenter. Tout cela réalisé avec des matériaux de qualité douteuse avec des conséquences comme l’incendie, l’écroulement d’immeubles et le manque d’étanchéité. Toutes ces nuisances suscitent la réflexion en vue de trouver des solutions. « Il faut revaloriser le logement et le rendre accessible à tous en utilisant des matériaux locaux », plaide-t-il, adhérant au Pag qui a prévu, rappelle-t-il, 20 000 logements sociaux, décents, écologiques et à prix abordables. Maurille Smith a exprimé l’ardent désir des professionnels et acteurs du cadre bâti à se donner la main pour offrir un cadre de vie compatible avec des briques en terre cuite, stabilisée et des pierres taillées. Le président du comité d’organisation indique qu’au sein du Cfpmlc se trouvent des industriels, formateurs, chercheurs, bref des professionnels de matériaux de construction qui ont la vision de créer un vaste ensemble économique pour l’industrialisation progressive du secteur des matériaux de construction. Maurille Smith déclare rêver d’une communauté dynamique soucieuse de prendre conscience pour perfectionner les différents corps de métiers.
La projection d’un film documentaire sur l’importance et la durabilité des matériaux locaux aura permis à l’assistance d’être mieux imprégnée. Cette rencontre du Cfpmlc se tient à la veille de la célébration ce lundi 2 octobre de la Journée mondiale de l’habitat dont le thème est « Politiques d’habitat pour des logements accessibles ».

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