Le président de l’Association des grandes écoles et instituts universitaires du Bénin, Théophile Codjo Sonou, en marge du lancement de l’examen national de licence, lundi 22 juillet dernier, a bien voulu clarifier les modalités d’homologation des universités privées au Bénin. De ses propos, il ressort que du chemin reste à faire par les établissements privés d’enseignement supérieur, pour prétendre à l’homologation.

La Nation : Où en est le Bénin par rapport à la réforme relative à l’homologation des établissements privés d’enseignement supérieur ?

Théophile Sonou : Le président Patrice Talon, à son avènement au pouvoir, a demandé que le décret du 31 décembre 2008 signé par son prédécesseur soit appliqué. Ce que nous avons accepté. Ce décret pose des conditions. Il y a la création, c’est-à-dire que quand vous demandez à créer une école, l’Etat vous autorise mais vous ne commencez pas. Vous allez chercher les infrastructures, construire les bâtiments et puis après on vous donne l’autorisation d'ouvrir, c’est-à-dire recruter les étudiants deux ans après, selon les dispositions du décret. Vous pouvez prétendre à l’agrément ou bien vous reconstituez une deuxième fois le dossier et entre deux et quatre ans, vous pouvez être agréé si vous formez bien. C’est ainsi que vous entrez dans un cercle qui vous permet d’aller à l’homologation, le dernier régime qui s’entend que votre école peut délivrer elle-même ses diplômes.

Autrement dit ?

Si elle forme dans une filière, elle peut délivrer ses diplômes comme c’est le cas dans les universités publiques. Et cette école sera reconnue par décret présidentiel. Parce que jusque-là, nous sommes reconnus par arrêté ministériel. C’est pourquoi, l’Etat exige à travers des réformes d’évaluer les étudiants à la fin de leur cursus. C’est le cas aussi au niveau des établissements primaires et secondaires, pour voir si les candidats ont bien acquis les notions enseignées. Cette évaluation prend corps dès lors que vous avez ouvert et formé pour trois ans des étudiants. Vous les présentez aussi lorsque vous êtes agréés mais l’agrément vous ouvre la porte de l’homologation. Quand vous êtes homologués, il n’y aura plus d’examen pour vos étudiants, vos diplômes seront directement signés.

Combien d’écoles sont-elles homologuées à ce jour ?

A la date d’aujourd’hui, il n’y a aucune école au Bénin qui soit homologuée, mais vingt sont agréées. Nous sommes en train de travailler pour respecter le décret 194 du 29 mars 2017 pour faire en sorte que les vingt écoles qui sont agréées en 2017 puissent être homologuées en 2019, parce que là, nous aurons passé trois éditions d’examen. C’est pourquoi je demande à la ministre de bien vouloir nous accompagner parce que nous venons de faire trois éditions des examens, en orientant des étudiants vers nous et en faisant en sorte que les vingt écoles agréées, si elles remplissent les conditions, parce qu’il y a d’autres conditions à remplir, puissent aller à l’homologation et être reconnues par un décret présidentiel. C’est vrai qu’il y a eu d’autres critères selon lesquells, les écoles doivent être sur leur propre site. Nous y travaillons et nous demandons au gouvernement de nous accompagner. Nous soutenons bien les réformes du gouvernement et nous plaidons qu’il nous soutienne par des subventions, en orientant des étudiants vers nos écoles.

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