Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a commémoré, le vendredi 5 octobre dernier, la 25e Journée mondiale des enseignants. Une journée dédiée à ce corps qui a la responsabilité de l’éducation des apprenants. Si le niveau de ces derniers fait objet de critiques, depuis quelque temps, des défis s’imposent pour relever la qualité de l’enseignement.

« Le droit à l’éducation, c’est aussi le droit à un personnel enseignant qualifié ». C’est le thème retenu sur le plan international dans le cadre de la célébration de la 25e édition de la Journée mondiale des enseignants. Sur le plan national, le Bénin a prévu de la célébrer sous le thème: « La professionnalisation du métier enseignant ». 

Les deux thèmes font penser à un enseignant qualifié et par ricochet à une éducation de qualité, gage de développement. C’est à cela que l’Unesco invite tous les pays. Le Bénin n’est pas visiblement loin de ce chemin au regard des actions d’envergure entreprises pour relever le niveau de l’éducation à savoir les différentes réformes engagées dans le secteur pour sortir l’école des sentiers battus afin de redonner espoir aux acteurs de l’éducation.
Dans un message conjoint des ministres de l’Education, il apparaît que ce thème appelle le gouvernement à continuer d’investir sur ce corps professionnel afin de garantir la formation des ressources humaines de qualité dont nos pays ont besoin pour faire face aux nombreux défis du développement. Mieux, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Atanasso, note qu’il convient de continuer à promouvoir la valorisation de la fonction enseignante pour aboutir à un personnel enseignant qualifié et motivé. Ce défi ne peut être relevé que lorsque chacun des acteurs demeure attaché à la nécessité de tout mettre en œuvre pour faire du métier enseignant, non seulement un sacerdoce exaltant, mais aussi une profession aux arcanes maîtrisés, tant sur le plan pédagogique que sur le plan docimologique, comme l’ont rappelé les ministres dans leur communiqué conjoint. « Pour y parvenir, l’enseignant doit se remettre perpétuellement en cause, rechercher une mise à niveau permanente grâce à une formation continue sur tous les plans concernés par sa discipline », indiquent-ils. Dès lors, la célébration de la journée dédiée aux enseignants est une aubaine pour les gouvernants et les populations qui doivent agir sur les moyens nécessaires au personnel enseignant pour qu’il soit efficace sur le terrain, fournisse aux apprenants un encadrement performant et fasse de l’accès à une éducation de qualité une réalité tangible pour les générations présentes et à venir. Des actions devant s’inscrire dans la continuité au Bénin. C’est l’idéal si tant est qu’on aspire à changer le visage de l’école.
La célébration de la Journée mondiale des enseignants a été instituée en 1994 pour commémorer la signature de la Recommandation Oit/Unesco concernant la condition du personnel enseignant de 1966. Un document qui définit les droits et les devoirs des enseignants, les normes de leur formation initiale et continue, de leur recrutement et de leur emploi, ainsi que les conditions de l’enseignement et de l’apprentissage. Pour compléter la Recommandation de 1966, la Recommandation concernant la condition du personnel enseignant de l'enseignement supérieur a été adoptée en 1997 et concerne le personnel enseignant et les chercheurs de l’enseignement supérieur.

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