Pendant moins de deux lunes, la petite école a dormi. Mais ce temps est fini depuis hier lundi 17 septembre, où élèves et enseignements ont retrouvé le chemin des classes. Dans la plupart des écoles et collèges d'Akpakpa, les activités pédagogiques ont démarré mais les formalités d'inscription se poursuivent avec à la clé, des craintes dues aux effectifs pléthoriques.

Adieu les vacances ! La cour de l'école maternelle publique (Epm) Adogléta était bondée de monde dans la matinée d'hier lundi 17 septembre. Ici, des parents d’élèves venus déposer leurs enfants de la maternelle 2, et là d’autres parents tentant de dissiper les résistances et les pleurs de leurs bambins inscrits en maternelle 1. Curieusement, la crainte des marmots a été consolée par le report du démarrage de leurs activités pédagogiques. « Les inscriptions se poursuivent et nous n'avons pas encore réparti les nouveaux inscrits. C'est pourquoi ils commenceront jeudi. Le temps d'avoir l’effectif et de finir les formalités », a expliqué la directrice de l'Epm Adogléta, Josette Codjia. Tel n’est pas le cas à l’Epm Gbèdjèwin où les activités pédagogiques ont démarré en dépit de l’effectif réduit. Abordant l'emploi du temps de cette première journée avec les enfants de la maternelle 2, la directrice de l'Epm Adogléta, Josette Codjia fait savoir : « Aujourd'hui, c'est l'accueil. Nous aurons ensuite quelques animations, des activités de lavage des mains et la communication orale. Le programme pourrait flotter un peu ce matin. Mais d'ici 11h, tout devrait rentrer dans l'ordre".

Effectif pléthorique au primaire et dans les collèges

Si dans les écoles maternelles parcourues, l’effectif est raisonnable, au primaire et au collège l’effectif est pléthorique. A l'école primaire publique (Epp) Adogléta, tout semble avoir bien repris, outre le vacarme de l'accueil des nouvelles entrées en classe de C.I et les tentatives de demandes d'admission formulées par les parents en retard. « Non, non, non, on ne peut plus faire d'admission. Vous voyez combien sont assis en salle ? Il va rester où, votre enfant ? Il n'y a plus de place et dans ces conditions, les enfants ne sont pas à l'aise. Ils sont concentrés l'un à côté de l'autre, 5 à 6 par table et ils trichent même pour les évaluations. L'année dernière, nous avons dû faire asseoir des enfants sur des briques", a tonné le directeur du groupe A de l'Epp Adogléta, Florent Adanyossi pour dissuader un parent d'élève qui insistait pour inscrire son enfant hier matin. La gestion de l'effectif est, à l'en croire, une des difficultés majeures de l'école. « Nous avons bien repris. Et nous respectons les instructions données par les autorités. Mais moi, j'ai un problème d'effectif pléthorique. J'ai une soixantaine de tables et j'ai plus de trois cents élèves. Ce n'est pas bon pour les activités pédagogiques. En plus, dans les 12 salles que compte l'école, nous avons seulement 8 maîtres », informe Florent Adanyossi.
Au Ceg Sègbèya, l'affluence est telle que la rue jouxtant l'établissement était quasiment inaccessible. La cour de l'école grouillait de monde avec une file indienne interminable. Dans ce collège qui comptait plus de quatre mille élèves l'année dernière, c'est près de deux mille nouveaux admis en sixième qui ont été classés. De quoi inquiéter le directeur André Sagbo. « On nous a envoyé ici un nombre très important, près de deux mille entrées en Sixième. Nous savons que tous les élèves classés ne viennent pas systématiquement. Beaucoup vont dans le privé. Nous prions donc qu'ils aillent nombreux vers le privé parce que nous n'avons pas les infrastructures pour supporter cet effectif », a-t-il confié. Du reste, il laisse entendre qu’avec les diligences du gouvernement pour le dialogue social, l’année devrait se passer dans de bonnes conditions. Au Ceg Akpakpa-Centre, même constat d’affluence. Jusqu’à 11h du matin, la cour de l’établissement était toujours noire de monde.

De l'ordre dans le privé

Au regard de l'effectif moins pléthorique à leur niveau et de l'organisation en amont, les classes semblent avoir repris sans anicroches dans les établissements privés. Au collège privé " Les Sauveurs" situé dans le quartier Sènadé, les élèves étaient en salle et les activités académiques ont démarré depuis 7 h. Pas un bruit, pas de tumulte dans l'enceinte de l'établissement. « L'année dernière, nous avions autour de 220 élèves. Cette année, tous les anciens ne sont pas encore arrivés mais nous avons déjà accueilli beaucoup de nouveaux. Nous espérons que tous, anciens comme nouveaux qui désirent toujours s’inscrire, viendront sous peu, pour ne pas prendre le train trop tard en marche. Car les cours ont déjà démarré ici. C'est vrai que cette année, conformément aux instructions du gouvernement, nous effectuons la rentrée en septembre, mais je crois que c'est pour remettre les choses en ordre», a déclaré le directeur de ce collège, Aristide Kounouho. Il ajoute : « Nous espérons aussi qu'avec l’encadrement du droit de grève, l'année soit moins tumultueuse et que les enfants enregistrent beaucoup de succès, car c'est notre objectif à tous. De façon spécifique, en ce qui concerne ce collège privé, nous pouvons dire que l'année a bien commencé et notre souhait c'est que tout se passe pour le mieux, que nous ne revivions pas les difficultés académiques de l'année dernière et bien-sûr que nous enregistrions de très bons résultats aux examens scolaires de fin d'année », a-t-il souhaité?

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