Des établissements scolaires ont rouvert leurs portes, ce mardi 10 avril, après la suspension du mot d’ordre de grève par certaines centrales syndicales. Les cours ont repris par endroits, notamment dans les collèges où les vacataires sont présents tandis que les titulaires continuent de marquer les pas.

Avec la suspension de la motion de grève, lundi dernier, élèves et écoliers étaient présents dans les établissements, ce mardi, attendant l’effectivité de la reprise des activités pédagogiques. A Bohicon comme à Abomey, la plupart des établissements publics des enseignements primaire, secondaire, technique et de la formation professionnelle, ont effectivement rouvert leurs portes. 

Les apprenants étaient présents en classe même si certains sont abandonnés à eux-mêmes. Dans les collèges et lycées comme au Ceg 1 de Bohicon, les vacataires sont présents depuis deux semaines où ils ont repris la craie « tout en espérant que leurs revendications seront prises en compte », confie confiant Richard Adjadémè, responsable syndical des vacataires. Ils attendent toujours le paiement des primes des mois de janvier et février malgré la correction des états erronés et les assurances des autorités.
Si les vacataires sont en classe, ce n’est pas encore le cas de la plupart des enseignants titulaires. Ils sont absents et les élèves qui ont cours avec eux sont livrés à eux-mêmes. Les administratifs se débrouillent en occupant les apprenants avec des exercices. Les chefs d’établissement et leurs collaborateurs sont obligés de retourner dans les classes donner des cours afin que les élèves ne chôment continuellement. Ainsi, directeurs, administratifs et autres vacataires se voient dans l’obligation de retrousser les manches pour combler le vide que laisse l’absence de leurs collègues titulaires.
Du côté des enseignants en grève, il n’est pas encore question de suspension de la motion de grève encore moins de reprise des cours. Codjo Hinlin, responsable syndical au niveau de la Cosi-
Bénin et signataire de la motion du Front est catégorique. « Au niveau de la Cosi-Bénin et de la Cstb qui sont les deux centrales syndicales qui mobilisent et regroupent le grand nombre de syndicats d’enseignants, le mouvement continue et il n’est pas question de suspension », nous déclare-t-il.
Manifestement très remontés contre la décision de suspension publiée par les autres centrales syndicales, les enseignants rencontrés ici ne sont pas prêts à démordre tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte

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