Les établissements scolaires ont rouvert leurs portes, ce lundi 5 mars, après une semaine de congé de détente. Dans les villes d’Abomey et de Bohicon, le mouvement de grève lancé par les enseignants semble prendre un nouveau tournant. Les élèves et écoliers étaient en classe, les enseignants présents, mais les activités pédagogiques ont du mal à reprendre.

Au Ceg 2 et 4 de Bohicon, au Lycée Houffon d’Abomey, tout comme à l’Epp d’Adamè-Ahito, de Houndon et ailleurs, les classes ont officiellement repris. Tout le monde est présent mais les activités pédagogiques ont du mal à reprendre normalement. A Bohicon comme dans la ville d’Abomey, les établissements publics des enseignements primaire, secondaire, technique et de la formation professionnelle ne sont toutefois pas moins paralysés. Les enseignants, bien que mécontents, semblent trouver la parade pour échapper aux menaces de l’employeur. Toute la journée d’hier, pour la plupart, ils étaient en réunion sous les arbres, les paillotes, en tout cas, en dehors des salles où sont gardés les apprenants.
Visiblement très remontés, les enseignants rencontrés ne sont pas prêts à démordre, malgré les menaces de défalcation ou de renvoi. Du coup, ils se méfient de tout le monde, refusant de parler à la presse et les accusant d’être à la solde des gouvernants.
Selon certains enseignants, le meilleur est prévu pour les jours à venir. Les stratégies sont en cours d’élaboration pour gagner cette lutte engagée. On apprend que les établissements pourront être carrément fermés dès ce jour pour aller vers « l’école morte ». Car, pour eux, il est inconcevable de reprendre la craie sans salaire et sans un statut qui donne des conditions de vie et de travail relativement acceptables pour l’enseignant?

 

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