Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Atanasso, s’est rendu, mardi 24 octobre dernier, à l’Institut universitaire d’enseignement professionnel agro-écologie (Iuep) Saint Jean Eudes de Govié, situé dans l’arrondissement de Togoudo, commune d’Allada. Elle est allée toucher du doigt les conditions de formation.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Atanasso est allée s’enquérir, mardi dernier, des conditions du déroulement de la formation à l’Institut universitaire d’enseignement professionnel agro-écologie (Iuep) de Govié. C’est en 2016 que le Gouvernement a décidé de créer le diplôme universitaire de technologie et métier pour accorder aux jeunes bacheliers une formation pratique qui, après deux ans, garantit leur employabilité. Au total, l’institut de Govié compte 24 étudiants dont deux filles ; vingt-deux étudiants suivent les cours en première année tandis qu’on enregistre seulement deux étudiants en deuxième année. A Govié, l’institut, dirigé par le père eudiste Didier Lefebvre, recteur de l’Iuep, forme des exploitants agricoles en deux ans. La formation est basée en première année sur 40 % de cours et 60% de pratique. En deuxième année, c’est totalement la pratique sur le champ d’application et ce sont les résultats obtenus, après avoir mis en pratique les différentes leçons, qui seront notées. Cela suppose que la dernière année, les étudiants ont commencé déjà par produire ce qu’ils peuvent vendre. Les étudiants qui n’auront pas leur lopin de terre ne peuvent pas continuer la formation. C’est la première condition de l’Etat béninois pour qu’un étudiant puisse s’inscrire dans cet institut privé. Les étudiants sont heureux d’avoir reçu la visite du ministre de l’Enseignement supérieur. Marie-Odile Atanasso dit que le Gouvernement met tout l’espoir en ces jeunes, surtout que l’agriculture est le secteur qui va créer la richesse au Bénin. A travers le Pag, a-t-elle ajouté, le Gouvernement a décidé de donner un poids spécial à l’agriculture et les exploitants qu’on veut former au niveau Bac+2, sont des gens qui peuvent non seulement concevoir, exécuter mais devenir des entrepreneurs agricoles. « Nous voulons changer de paradigme, voire la mentalité d’assistanat. Tout au long de leur formation, il leur sera appris la manière de mobiliser les fonds, de se faire accompagner par les institutions financières. Le suivi qu’on vous donnera ne sera pas un financement puisque vous pouvez avoir accès aux crédits en tant qu’exploitants agricoles», a-t-elle lancé aux apprenants. «Après la deuxième année, nous allons vous demander combien de fonds vous avez mobilisés et nous allons demander aux banquiers de vous accompagner. Vous êtes des entrepreneurs de l’avenir et non des assistés éternels puisque vous êtes indépendants », a-t-elle poursuivi.
Le porte-parole des étudiants, Roméo Houessou, remercie le ministre pour sa visite. Conscient que lui et ses collègues sont les acteurs majeurs du monde agricole de demain, il a assuré de l’envie de chacun d’eux de prendre part activement à la société future. Le futur est en marche à partir de Govié, indique-t-il.
La délégation ministérielle a visité le laboratoire qui fait l’analyse des terres, des feuilles et des productions attaquées ; le compotier ; les potagers, la bibliothèque. Le ministre dit compter sur les étudiants de l’institut qui font un travail remarquable sur le terrain tout en les félicitant?

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