Le Ceg 2 de Lokossa a reçu la visite surprise du ministre en charge de l’Enseignement secondaire dans l’après-midi du mardi 3 octobre dernier. Lucien Kokou s’y est rendu pour toucher du doigt l’état de dégradation des infrastructures de l’établissement.

Alors que les cours se déroulaient hier dans quelques-unes des 25 salles de classes du Ceg 2 de Lokossa situé au quartier Zongo, un cortège ministériel sobre surgit à la grande surprise de Léopold Sossoukpo, chef de l’établissement, et de ses collaborateurs de l’administration. Le ministre Lucien Kokou, en charge de l’Enseignement secondaire, a choisi de s’y rendre ainsi pour, a-t-il dit, constater non seulement l’effectivité de la rentrée scolaire mais surtout toucher du doigt l’état de dégradation des infrastructures de l’établissement, objet d’un récent reportage télévisé.
Le ministre et sa délégation restreinte effectueront une visite guidée pour constater l'état des murs lézardés qui tiennent lieu de salles de classe. Le Ceg 2 érigé en 1995, presque au milieu d’une brousse sur une superficie de plus de 2 ha manque aussi de clôture. Toutes choses qui, selon le directeur Léopold Sossoukpo, entraînent la baisse des effectifs d’année en année tant des parents craignent pour la sécurité de leurs enfants. A titre illustratif, il indique que pour cette rentrée scolaire, l’effectif n’est que de 850 élèves contre 1075 en 2016 et 1427 en 2015.
Aux dires du ministre Lucien Kokou, cette situation sera bientôt conjuguée au passé et le personnel d’encadrement tout comme les apprenants retrouveront le sourire. « Les travaux de réfection du Ceg 2 sont prévus dans le budget exercice 2018 du ministère en charge de l’Enseignement secondaire », a-t-il révélé avant d’appeler les usagers à la patience. Outre cette annonce effectuée par le ministre, le directeur du collège ajoute qu’une Organisation non gouvernementale internationale a promis de construire un module de huit salles de classe, à condition que l’établissement contribue à hauteur de 10% au financement du budget des travaux de construction. Si l’autorité de tutelle s’est montrée favorable à soutenir cette initiative, elle rappelle toutefois qu’une étude de sol est désormais obligatoire avant toute autorisation de nouvelle construction d’infrastructures. Ce principe remis en vigueur, par le Gouvernement sur toute l’étendue du territoire national, insiste le ministre, vaut particulièrement pour Lokossa. Pour le ministre, si une telle étude avait été réalisée au préalable, on aurait évité au Ceg 2 la situation des murs fendillés du fait des caractéristiques du sol. Lucien Kokou révèle que les travaux d’un cabinet européen sollicité au sujet d’une situation similaire, au niveau du Lycée technique de Lokossa, ont conclu qu’en général« le sol est très mouvant » dans cette commune du Mono?

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