Face au phénomène du chômage, Valère Kakaï Glèlè, président directeur général de l’Université polytechnique internationale Obiang Nguema Mbasogo (Upi-Onm), adopte la formule de l’entreprenariat social. Il a dévoilé cette nouvelle stratégie de lutte contre le chômage, vendredi 15 septembre dernier au siège de l’université à l’Etoile rouge, à travers une conférence de presse.

Après l’université sociale, l’université numérique, l’Université polytechnique internationale Obiang Nguema Mbasogo (Upi-Onm) embrasse désormais la formule de l’université entrepreneuriale avec pour l’objectif la création de 25 000 emplois à créer par an à compter de 2017-2018.
Prévalant depuis plusieurs décennies, selon Valère Kakaï Glèlè, promoteur de l’Upi-Onm, le tandem formation-diplôme est dépassé. Il soutient qu’il faut plutôt ajouter à ce binôme un troisième terme à savoir l’emploi. Il s’agit désormais de la trilogie formation-diplôme-emploi. Pour traduire cette stratégie en action,il est mis en place un plan de développement économique et social devant aboutir à la création de plus de 30. 000 emplois à compter de la rentrée académique 2017-2018. A en croire Valère Kakaï Glèlè, il s’agira de se baser sur le mécanisme entrepreneurial avec en toile de fond la cotisation et la mutualisation des ressources financières des apprenants à la Caisse centrale de crédit coopératif pour l’emploi (4Ce). « L’étudiant devient le principal acteur de son propre développement », précise-t-il ajoutant qu’il déposera une somme minimale mensuelle de 5000F Cfa durant toute la durée de sa formation. « C’est ce fonds mobilisé par lui-même qui servira de base à la création de son emploi après sa formation », renchérit-il.
Ce mécanisme conçu par le promoteur de l’Université polytechnique internationale Obiang Nguema Mbasogo (Upi-Onm) tourne autour de sept pôles. Le premier concerne les emplois induits par les Projets communautaires d’action sociale (Pcas). « Ces projets portent sur un domaine bien précis et permet de trouver une solution durable à un besoin identifié », indique Valère Kakaï Glèlè. Selon lui, pour les 1 500 cas prévus, il est envisagé un total de 12 000 emplois. Le deuxième est relatif aux emplois salariaux. Conscientes que tous les étudiants ne peuvent pas créer des entreprises, les autorités de l’Upi-Onm ont prévu que ceux d’entre leurs étudiants se trouvant dans ce cas soient formés, voire préparés pour le marché de l’emploi.La projection d’insertion est de l’ordre de 600, soit 10% des 6000 étudiants en années diplômantes. Quant au troisième pôle, il porte sur les emplois dans les Centres communautaires d’action sociale (Ccas) avec un taux d’insertion professionnelle de 11 127 emplois. Ce type d’emploi vise à faire découvrir à la population les avantages de l’économie sociale et solidaire mais surtout à créer des emplois pour les étudiants de l’Upi-Onm dans chaque commune du Bénin. Les domaines à couvrir sont l’hébergement, l’alimentation, les soins, le financement et l’éducation. Pour le quatrième pôle, Vélère Kakaï Glèlè indique les emplois induits par le retour de la diaspora et le projet de construction de logements sociaux. Selon lui, il s’agit de satisfaire les besoins de logement des Béninois résidant à l’étranger en vue d’un retour aisé au bercail. Dans ce cadre, 1309 emplois sont envisagés. Le cinquième pôle concerne les emplois induits par le technopôle de montage et les ateliers de maintenance des ordinateurs. Le technopôle de l’Upi-Onm constitue le cinquième et est conçu pour offrir 24 postes de travail. Les ordinateurs fournis aux étudiants des quatre campus dont chacun offre 11 postes, soit 44 emplois. Le sixième pôle est relatif aux emplois induits par la création de la Banque africaine pour la solidarité et l’emploi des jeunes (Basej). 600 emplois sont prévus à ce niveau. Enfin, il est prévu les emplois numériques avec l’avènement de la monnaie numérique. Des partenariats seront conclus avec les institutions financières, précise le promoteur de l’Upi-Onm pour mettre à leur disposition 5 000 jeunes déployés dans toutes les communes pour la mise en place des terminaux de paiement électronique (Tpe) en plus des nouveaux types d’emplois encore inconnus du public. « Les sept pôles d’emplois et les mécanismes mis en jeu permettent d’estimer à 30 704 le nombre d’emplois plausibles que peut engendrer le dispositif entrepreneurial de l’Upi-Onm », conclut-il ajoutant qu’à l’Upi-Onm, c’est la trilogie formation-diplôme-emploi. Il faut préciser que cette nouvelle stratégie se retrouve également dans le livre « Concilier l’économique et le social par l’éducation » publié par Valère Kakaï Glèlè?

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